Capable de dire stop ? Profiter de cet instant de calme pour écraser du talon les dernieres braises ?
Capable de voler de mes propres ailes ? Capable d'aller ailleurs sans prostituer mon âme ?
Les chaussures... Elles sont presque à mes pieds.
Jeannine, Aline, Lise et Gehrard m'emportent loin loin.
Tu ne brûleras plus, blog de malheur, car c'est la fin pour toi ! Tu resteras cendres de souvenir. Et j'aurai mal de te quitter, j'aurai bien de ne pas de continuer.
Pas de réponse. D'autres questions.
"Mange ta nappe.com.
Le retour du fou du roi est arrivé. Après une soirée d'exception chez mademoiselle rêve, une soirée d'oubli. Aïe, on se promène provocants, allons où ça mène une mort !!!
Ah t'es un pote ! Oubli total en pensant aux malades de demain.
On écrit sur n'importe quoi.
Pas de coeur, tant pis.
Rue Ste Catherine, point de vue plutôt étonnant. La décadance.
La fin.
Respire mec.
Respire.
Joyeux anniversaire en plein noël et retrouvailles.
Découpé dans les règles :
Pas une tache. A demain "Glutte".
Je t'aime, autre m..."
Je me suis vu quand j'ai bu. Voilà ce que ça donne, sur un coin de nappe déchiré. Même pas honte, en fait je m'en fous.
Au détour d'un site web, j'ai trouvé l'amour de ma vie, ou au moins un vieux fantasme. Je ne savais pas que les créateurs les avaient inventées pour moi. Du kickers, retour aux sources.
Heureusement qu'elle est là cette musique, pour me rappeler que j'existe pour quelque chose. Comme un nuage d'encens, elle vient brûler mes tympans, avec son petit parfum
habituel et qui paraît toujours nouveau. Elle est douleur, mais ennivrante, elle donne la force sous-cutanée, directement puisée d'un écart si spécial entre deux battements de coeur. Je suis si
triste de m'assourdir, mais elle me fait oublier cette fin-là, pour un instant de légèreté. Au Sour Times, on associe une certaine Awesome Kind of Weirdness, tellement superficielle, qui dispense
de tout. On peut tout remettre en question pour ce qui est de mes biens acquis par la fureur, rien ne m'atteindra à la rate. Tant qu'on ne touche pas à ce bonheur là, il m'arrive d'être
invincible.
Des goutelettes cristalines s'épanchent sur le coin de leurs yeux. J'ai l'impression de les sentir sur l'arrière de ma langue, le long de ma trachée, à peine salées, si humaines. Elles sont
l'oeuvre d'art sacré, soufflées par la Grande Création. Leurs iris perdus contre les vitres âpres et rayées du métro m'emportent. Je plonge à corps perdu, clandestin visiteur de chacuns de leurs
grains de peau apparants. Un coup d'oeil sur les chaussures, et j'imagine une vie entière, un caractère, un timbre de voix, une merveille. Et le parfum qui plane, au dessus de tout, que mon
olfaction tente en vain de retrouver des jours après, entre deux feuilles d'eucalyptus du radiateur, j'aime cette sensation.
Presque blasé de recevoir un bout de déception et d'amour. Je réponds comme un zombie à la marée de petite choses, toutes aussi mauvaises que bonnes. Du non sens, qu'il y en a. Heureusement, il n'y
a que "All of me" qui tienne, il suffit que j'en prenne de Lagrene.
"Il y a des jours comme ça.
Il m'arrive d'y penser. Pour compléter l'allégorie de mon désir échoué de voler, je pourrais réellement tenter de le faire, une dernière fois. Juste pour voir si ça fait si
mal, si on a le temps en trois secondes de compter les huit étages qui défilent à toute allure. Les fenêtres. Regarder en bas, en haut, ou laisser l'orage choisir à sa place.
Je ne sais pas où ça me mène. Si c'est pour me prendre encore des coups, je me sauve. Le Bien un peu ramassé dans mes poches - que j'espérais conserver plus longtemps que ça - a finalement disparu.
Tous ces mois. Bientôt je pourra commencer à compter en année, puis au pluriel.
Pour pas longtemps... On s'est à peine regardés. Juste le flot de paroles sur notre décrépitude.
Quand reviendra la lumière, il faudra que je la regarde davantage, dans les yeux, que mes souvenirs puissent me rappeler pourquoi je suis là et non pas pourquoi je ne devrais pas l'être.
Que ça brûle mal un rêve."
Le temps passe, rien ne bouge. Il fait tiède à l'intérieur, froid lorsque l'on touche à l'air pur du dehors. Mon système nerveux est paralysé, j'erre en moi-même, désespéré que le pire se soit
produit, comme Nous l'avions redouté. On ne peut que difficilement revenir maintenant, à moins que ça tombe du ciel. J'aimerais que ça tombe du ciel, ou de n'importe où en fait.
Toujours dans l'état "année zéro". La reconstruction se fait tant bien que mal, avec ce goût amer de l'abandon des bonnes choses. C'est difficile de penser à nouveau au passé, c'est inimaginable
par rapport à la situation présente. Qui pourrait croire à l'histoire quand on sait ce qui se passe ?
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Un sale coup
dans la rate. Je ne sais plus où me mettre. Tout ce temps perdu... Ca craint. Pour une erreur si bête ! On aurait dû s'y attendre, prendre en compte que ça pourrait ne pas être applicable à
l'avance.
La nuque raide, je désespère devant les courbes, qui ne valent rien... Tout est désespérément faux, faux, faux ! Deux mois de travail s'écroulent en une seconde, après une journée de victoires, et
une soirée décadente. Pour un zéro de lui, il fait de moi le plus zéro du monde. Rien n'est commencé maintenant, il faut reprendre, oublier ces heures perdues. J'ai fait la faute de lui faire
commettre l'erreur, j'aurais dû chercher.
Et demain, encore des échecs ?
Heureusement, le petit sursaut, une réponse avant les questions. Il faut bien ça pour s'en sortir.
La joie habituelle
La peur de l'avenir
Une certaine satisfaction de progrès
La flemme de produire
La peur du passé
Le désir de partir
L'amour d'un bout de soi
La haine d'un autre bout de soi
Le désir de rester
La nécéssité de produire
La faim, la soif
Le besoin d'alcool
Le besoin de fringues
Les autres laissés pour compte
Mes grigris, ceux qui s'effritent, ceux qui tienne le choc
La pression
La main sur la bouche, une tenaille sur l'aire de Broca
Tout dire, tout dire
Se raser la barbe
Brûler le paysage
Arf ! Quand cessent les feux, cesse tout ! De la pression de tous les côtés ! Mais une petite écoute sympathique, et puis un peu de musique en salle de répétition...
Si l'on ne peut pas parler alors que fait-on ? C'est sous le coup des nerfs, sous l'accumulation de millénaires de lassitude que s'abandonnent les sentiments de bonté. Si ce n'est pas de la bonté,
c'est une valeur simple de justice. Je dois me méfier, vraiment, étant donné que je suis aussi sensible que lui. Si ça se joue comme ça, je dois ne pas me mettre en confiance aveugle, c'est
mauvais. Ca me dégoute. J'espérais que le personnage ne soit finalement pas comme ça, et en fait si. Dommage. Il faudra que je me trouve un soutien de plus, en bon squatteur national.
La route est longue, un port en vue. Y serai-je accueilli ? Je n'y crois plus, mais il est de mon devoir de tenter. Qu'on ne me prenne pas pour un faible, même si j'ai mes instants. Lui aussi est
faible, et voilà ce qu'on lui inflige. Les souvenirs me harassent, avec moins de force qu'avant, mais ils sont toujours là. Un simple bonbon, car son goût est si particulier, me perce le palais.
Quand j'aurai mis le pied à terre, j'aspire à trouver le pouvoir de revenir un peu, de changer les choses. Pas d'amitié - je ne dois rien à personne - juste pouvoir être là, boucler la boucle, ne
plus redouter autre chose que les pointures manquantes dans les magasins de chaussures.
Et si je reste ? Je dois parier sur mon âme favorite. Si elle est vaincue, à quoi ça sert que je m'entête ? Si elle m'abandonne, je sombre. Je dois l'aider pour gagner le pari. Si c'est pour partir
à Cluny, je ne vois pas l'intérêt non plus. Et en même temps, je doute sur sa sincérité. Mais elle me passionne tant.
Suis-je fait pour chatouiller un peu les essences ? Mon coeur me le demande chaque jour, des larmes dans les yeux. Mes mains ne suivent plus, s'empâtent, à force d'être cloitrées dans mes poches.
J'ai peur de ne jamais y parvenir, jamais. C'est terrible de craindre que ce qui donne sagesse et plaisir est presque hors d'atteinte. Je perds mes sens. Au fil des mois, je suis sourd et aveugle.
On m'attribue des dons que je n'ai pas. C'est juste que j'aime passionément, je travaile, ça fait tout le reste, sans compter les remises en question et la curiosité qui m'aide. Que j'ai peur de ne
jamais y parvenir. Plus on avance, plus le domaine est profond, et plus on manque d'armes pour combattre.
Pourquoi mes membres sont-ils si cassants ? Cette fragilité m'obsède, et me pousse vers la mort. Il doit supporter seul le poids de mes douleurs. Et la douleur est ressentie, sinon je ne poserais
pas tant de questions inutiles. J'aurais peut-être aimé être fait autrement finalement : pas de sensibilité, on ne pense même pas à en avoir de ce fait, et on est tranquille. Le sens
m'importeraient peu à ce moment là.
"Bilan étrangement mitigé, comme un calme avant la tempête. J'ose espérer qu'on se verra demain, sans grande conviction, mais bon puisque l'espoir fait vivre (hein, hein).
Je n'ai pas réussi à lui dire, à leur dire ce que j'aurais aimé qu'ils comprennent, mais le moment était agréable à vivre, tout simplement. Tout s'agrémente de nouvelles questions, d'un nouvel
avenir, ni tout moche ni tout beau".
Enfin maintenant il m'apparait plutôt moche. Heureusement que je n'ai pas parlé finalement. Il me faudra encore du temps. Je me sens un peu plus raté.
On n'a pas beaucoup vu les lumières, mais ça ne fait rien.
Ce qui me ronge le plus, c'est cette sensation d'avoir trahi, pour si peu. Il ne m'a jamais dit qu'il me détestait avant. Parce qu'il le pensait. Qu'il n'avait pas de raison de me détester avant.
Là je lui ai donné, comme un lâche. Pourvu qu'il n'y ait pas de conséquence. C'est impossible... Fait chier.
Dormons bon sang ! C'est tellement plus sympathique que le temps défile sous les paupières, puisque là on ne peut pas se tromper de train. On ne peut pas faire des accidents de personnes non plus.
On ne peut pas pleurer les défunts. On ne se fera pas agresser par balles. Personne ne dédaignera personne. On ne rendra personne triste, pas de douleur, par pitié. Pas de douleur...
La fin du blog approche. Fini la structure. Il sombrera.
Une bouteille de blanc à la main.
Plus personne ne saura rien de mon être.
Plus rien ne transparaîtra.
Un ultime souffle, pour un mois, une semaine, deux jours ?
Et après, paf.
Parce que trop de choses sont trop difficiles, et que je suis un couard. Parce que rien ne se passe comme on l'aurait espéré. Parce que la fin ne tient pas au sauvetage, mais à la débacle totale,
échec sur échec, même quand tout était déjà perdu.
Pas de question, pas de partage, pas de pouvoir, pas d'amour, et pas de musique.
Encore du valium, jusqu'à en gerber plus que ce qu'on a ingurgité, pour avoir la tête comme une maison hantée.
Alors il faut vraiment que j'oublie tout ? Que je recommence encore et encore ? Au bout de trois cent mille ans, la réponse viendra peut-être, du pourquoi je me suis trompé dès le
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