Vendredi 21 septembre 2007
Côté boulot, je prends confiance, les résultats semblent bien s'annoncer. J'espère ne pas avoir trop de souci au cours de l'année. En plus je trouve le moyen de m'exciter pour
n'importe quoi, faire des projets de trios violoncelle-guitare-harmonica qui pourraient se révéler pleins de ressources. On y comptera des armures, des accords bizarres, et peut être beaucoup à
apprendre sur le frottement de cordes, entre un camembert et des pâtes à la Nono. La belle vie...
Et dans le même temps persiste la tension tenace de l'appréhension, pour m'oppresser, nous oppresser tous, en particulier quand il s'agit de se découvrir, mettre un peu son derme à nu et sentir la
brûlure que produit la moindre molécule d'air à son contact. C'est parler, comme aux aveux, comme si de rien n'était, sans réaliser qu'il n'y aura plus droit après l'ultime mot, stoïques ou
dégénérés. Ca aurait été plus simple que ça se fasse sans moi, mais il faut y aller, c'est déjà tant d'exigence que tout aille bien.
J'ai besoin de craie. Malheureux d'avoir à m'en servir le jeudi soir, rien ne me ferait plus plaisir que d'en posséder jeudi nuit, pour triturer mes chevilles. A cordes tendues, la profonde
vibration sur le menton et le long du bras droit m'enchantent. M'enchantaient. Sans craie, puisque je ne savais pas m'en servir. Maintenant je ne peux plus. Quand reviendras-tu Gehrard ?
Edit 22/09 13h36 :
Voilà, le mal est fait. Si promptement, avec une émotion indescriptible. C'était formel, je crois que les conséquences ne seront dosables qu'avec le temps. J'espère que ce sera un bien,
sincèrement, même si c'est contre un mal.
par Glutte
publié dans :
Valium
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