Vendredi 14 septembre 2007
C'est
finalement assez rare de se voir un peu progresser. Depuis que Gerhard est a pris congé, à cause de sa maladie dont il ne semble pas guérir, et que mon pouce fonctionne à nouveau, j'ai pu passer un
peu de bon temps avec Lise. Quelle adorable sensation que de la sentir consentante, mes mains filent les notes comme du coton. Et puis nous sommes d'accord, en 7ième et en 6ième, ce qui est un
atout majeur pour notre délectable union. Tout se passe dans l'harmonie. Je la dorlotte, elle me chuchotte aux tympans des effleurements, de haut en bas et de bas en haut, légers allers et retours
qui ont une odeur d'épices indiens, ou alors de caramel, parfois de rouille d'hiver. Elle me parle maintenant dans de nombreuses langues, depuis qu'on étudie ensemble les recoins écartés des ondes.
De l'argentin au jamaicain, de l'américain au portugais, de l'hispanisant phrygien au plus mélodieux des petits swings, on ne s'arrête plus de communiquer. Nos corps déjà entrelacés, on se serre
encore, jusqu'à avoir les mains prises de contractions difficiles à contrôler. Mais c'est tellement bien, mon seul, mon véritable amour.
par Glutte
publié dans :
Petites cases
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