Lundi 24 décembre 2007
Capable de dire stop ? Profiter de cet instant de calme pour écraser du talon les dernieres braises ?
Capable de voler de mes propres ailes ? Capable d'aller ailleurs sans prostituer mon âme ?
Les chaussures... Elles sont presque à mes pieds.
Jeannine, Aline, Lise et Gehrard m'emportent loin loin.
Tu ne brûleras plus, blog de malheur, car c'est la fin pour toi ! Tu resteras cendres de souvenir. Et j'aurai mal de te quitter, j'aurai bien de ne pas de continuer.
Pas de réponse. D'autres questions.

le-train.jpg

Chiche de ne pas revenir ?
par Glutte publié dans : Décadence communauté : Ecrire
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Samedi 22 décembre 2007
alcool.JPG"Mange ta nappe.com.
Le retour du fou du roi est arrivé. Après une soirée d'exception chez mademoiselle rêve, une soirée d'oubli. Aïe, on se promène provocants, allons où ça mène une mort !!!

Ah t'es un pote !
Oubli total en pensant aux malades de demain.
On écrit sur n'importe quoi.
Pas de coeur, tant pis.
Rue Ste Catherine, point de vue plutôt étonnant. La décadance.
La fin.
Respire mec.
Respire.
Joyeux anniversaire en plein noël et retrouvailles.
Découpé dans les règles :
Pas une tache. A demain "Glutte".
                       Je t'aime, autre m..."


Je me suis vu quand j'ai bu. Voilà ce que ça donne, sur un coin de nappe déchiré. Même pas honte, en fait je m'en fous.


par Glutte publié dans : Décadence
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Jeudi 20 décembre 2007
Au détour d'un site web, j'ai trouvé l'amour de ma vie, ou au moins un vieux fantasme. Je ne savais pas que les créateurs les avaient inventées pour moi. Du kickers, retour aux sources.
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par Glutte publié dans : Décadence
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Mercredi 19 décembre 2007
Heureusement qu'elle est là cette musique, pour me rappeler que j'existe pour quelque chose. Comme un nuage d'encens, elle vient brûler mes tympans, avec son petit parfum habituel et qui paraît toujours nouveau. Elle est douleur, mais ennivrante, elle donne la force sous-cutanée, directement puisée d'un écart si spécial entre deux battements de coeur. Je suis si triste de m'assourdir, mais elle me fait oublier cette fin-là, pour un instant de légèreté. Au Sour Times, on associe une certaine Awesome Kind of Weirdness, tellement superficielle, qui dispense de tout. On peut tout remettre en question pour ce qui est de mes biens acquis par la fureur, rien ne m'atteindra à la rate. Tant qu'on ne touche pas à ce bonheur là, il m'arrive d'être invincible.

Des goutelettes cristalines s'épanchent sur le coin de leurs yeux.  J'ai l'impression de les sentir sur l'arrière de ma langue, le long de ma trachée, à peine salées, si humaines. Elles sont l'oeuvre d'art sacré, soufflées par la Grande Création. Leurs iris perdus contre les vitres âpres et rayées du métro m'emportent. Je plonge à corps perdu, clandestin visiteur de chacuns de leurs grains de peau apparants. Un coup d'oeil sur les chaussures, et j'imagine une vie entière, un caractère, un timbre de voix, une merveille. Et le parfum qui plane, au dessus de tout, que mon olfaction tente en vain de retrouver des jours après, entre deux feuilles d'eucalyptus du radiateur, j'aime cette sensation.


Aile-delta.jpg
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Lundi 17 décembre 2007
Presque blasé de recevoir un bout de déception et d'amour. Je réponds comme un zombie à la marée de petite choses, toutes aussi mauvaises que bonnes. Du non sens, qu'il y en a. Heureusement, il n'y a que "All of me" qui tienne, il suffit que j'en prenne de Lagrene.

 

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Dimanche 16 décembre 2007
La-Feuill--e-brule.jpg"Il y a des jours comme ça.
Il m'arrive d'y penser. Pour compléter l'allégorie de mon désir échoué de voler, je pourrais réellement tenter de le faire, une dernière fois. Juste pour voir si ça fait si mal, si on a le temps en trois secondes de compter les huit étages qui défilent à toute allure. Les fenêtres. Regarder en bas, en haut, ou laisser l'orage choisir à sa place.

Je ne sais pas où ça me mène. Si c'est pour me prendre encore des coups, je me sauve. Le Bien un peu ramassé dans mes poches - que j'espérais conserver plus longtemps que ça - a finalement disparu. Tous ces mois. Bientôt je pourra commencer à compter en année, puis au pluriel.

Pour pas longtemps... On s'est à peine regardés. Juste le flot de paroles sur notre décrépitude.

Quand reviendra la lumière, il faudra que je la regarde davantage, dans les yeux, que mes souvenirs puissent me rappeler pourquoi je suis là et non pas pourquoi je ne devrais pas l'être.

Que ça brûle mal un rêve."

Le temps passe, rien ne bouge. Il fait tiède à l'intérieur, froid lorsque l'on touche à l'air pur du dehors. Mon système nerveux est paralysé, j'erre en moi-même, désespéré que le pire se soit produit, comme Nous l'avions redouté. On ne peut que difficilement revenir maintenant, à moins que ça tombe du ciel.  J'aimerais que ça tombe du ciel, ou de n'importe où en fait.
Toujours dans l'état "année zéro". La reconstruction se fait tant bien que mal, avec ce goût amer de l'abandon des bonnes choses. C'est difficile de penser à nouveau au passé, c'est inimaginable par rapport à la situation présente. Qui pourrait croire à l'histoire quand on sait ce qui se passe ?


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Vendredi 14 décembre 2007
toulouse.jpgUn sale coup dans la rate. Je ne sais plus où me mettre. Tout ce temps perdu... Ca craint. Pour une erreur si bête ! On aurait dû s'y attendre, prendre en compte que ça pourrait ne pas être applicable  à l'avance.
La nuque raide, je désespère devant les courbes, qui ne valent rien... Tout est désespérément faux, faux, faux ! Deux mois de travail s'écroulent en une seconde, après une journée de victoires, et une soirée décadente. Pour un zéro de lui, il fait de moi le plus zéro du monde. Rien n'est commencé maintenant, il faut reprendre, oublier ces heures perdues. J'ai fait la faute de lui faire commettre l'erreur, j'aurais dû chercher.
Et demain, encore des échecs ?

Heureusement, le petit sursaut, une réponse avant les questions. Il faut bien ça pour s'en sortir.
par Glutte publié dans : Décadence
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Jeudi 13 décembre 2007
Coincé entre :crabe.JPG

La joie habituelle
La peur de l'avenir
Une certaine satisfaction de progrès
La flemme de produire
La peur du passé
Le désir de partir
L'amour d'un bout de soi
La haine d'un autre bout de soi
Le désir de rester
La nécéssité de produire
La faim, la soif
Le besoin d'alcool
Le besoin de fringues
Les autres laissés pour compte
Mes grigris, ceux qui s'effritent, ceux qui tienne le choc
La pression
La main sur la bouche, une tenaille sur l'aire de Broca
Tout dire, tout dire
Se raser la barbe
Brûler le paysage





ti_bug_fck
par Glutte publié dans : Décadence
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Mercredi 12 décembre 2007
Arf ! Quand cessent les feux, cesse tout ! De la pression de tous les côtés !  Mais une petite écoute sympathique, et puis un peu de musique en salle de répétition...

Teach us to cheat

 




Parfois je vous hais ! Mais bon. Ce n'est pas vous qui saignez. Enfin peut-être que si...?


par Glutte publié dans : Décadence
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Dimanche 9 décembre 2007
ruines.jpg
Si l'on ne peut pas parler alors que fait-on ? C'est sous le coup des nerfs, sous l'accumulation de millénaires de lassitude que s'abandonnent les sentiments de bonté. Si ce n'est pas de la bonté, c'est une valeur simple de justice. Je dois me méfier, vraiment, étant donné que je suis aussi sensible que lui. Si ça se joue comme ça, je dois ne pas me mettre en confiance aveugle, c'est mauvais. Ca me dégoute. J'espérais que le personnage ne soit finalement pas comme ça, et en fait si. Dommage. Il faudra que je me trouve un soutien de plus, en bon squatteur national.

La route est longue, un port en vue. Y serai-je accueilli ? Je n'y crois plus, mais il est de mon devoir de tenter. Qu'on ne me prenne pas pour un faible, même si j'ai mes instants. Lui aussi est faible, et voilà ce qu'on lui inflige. Les souvenirs me harassent, avec moins de force qu'avant, mais ils sont toujours là. Un simple bonbon, car son goût est si particulier, me perce le palais. Quand j'aurai mis le pied à terre, j'aspire à trouver le pouvoir de revenir un peu, de changer les choses. Pas d'amitié - je ne dois rien à personne - juste pouvoir être là, boucler la boucle, ne plus redouter autre chose que les pointures manquantes dans les magasins de chaussures.

Et si je reste ? Je dois parier sur mon âme favorite. Si elle est vaincue, à quoi ça sert que je m'entête ? Si elle m'abandonne, je sombre. Je dois l'aider pour gagner le pari. Si c'est pour partir à Cluny, je ne vois pas l'intérêt non plus. Et en même temps, je doute sur sa sincérité. Mais elle me passionne tant.

Suis-je fait pour chatouiller un peu les essences ? Mon coeur me le demande chaque jour, des larmes dans les yeux. Mes mains ne suivent plus, s'empâtent, à force d'être cloitrées dans mes poches. J'ai peur de ne jamais y parvenir, jamais. C'est terrible de craindre que ce qui donne sagesse et plaisir est presque hors d'atteinte. Je perds mes sens. Au fil des mois, je suis sourd et aveugle. On m'attribue des dons que je n'ai pas. C'est juste que j'aime passionément, je travaile, ça fait tout le reste, sans compter les remises en question et la curiosité qui m'aide. Que j'ai peur de ne jamais y parvenir. Plus on avance, plus le domaine est profond, et plus on manque d'armes pour combattre.

Pourquoi mes membres sont-ils si cassants ? Cette fragilité m'obsède, et me pousse vers la mort. Il doit supporter seul le poids de mes douleurs. Et la douleur est ressentie, sinon je ne poserais pas tant de questions inutiles. J'aurais peut-être aimé être fait autrement finalement : pas de sensibilité, on ne pense même pas à en avoir de ce fait, et on est tranquille. Le sens m'importeraient peu à ce moment là.

Parlons, pitié.
par Glutte publié dans : Décadence
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Dimanche 9 décembre 2007
lyonfetelumiere.jpg"Bilan étrangement mitigé, comme un calme avant la tempête. J'ose espérer qu'on se verra demain, sans grande conviction, mais bon puisque l'espoir fait vivre (hein, hein).
Je n'ai pas réussi à lui dire, à leur dire ce que j'aurais aimé qu'ils comprennent, mais le moment était agréable à vivre, tout simplement. Tout s'agrémente de nouvelles questions, d'un nouvel avenir, ni tout moche ni tout beau".

Enfin maintenant il m'apparait plutôt moche. Heureusement que je n'ai pas parlé finalement. Il me faudra encore du temps. Je me sens un peu plus raté.

On n'a pas beaucoup vu les lumières, mais ça ne fait rien.

Ce qui me ronge le plus, c'est cette sensation d'avoir trahi, pour si peu. Il ne m'a jamais dit qu'il me détestait avant. Parce qu'il le pensait. Qu'il n'avait pas de raison de me détester avant. Là je lui ai donné, comme un lâche. Pourvu qu'il n'y ait pas de conséquence. C'est impossible... Fait chier.

Dormons bon sang ! C'est tellement plus sympathique que le temps défile sous les paupières, puisque là on ne peut pas se tromper de train. On ne peut pas faire des accidents de personnes non plus. On ne peut pas pleurer les défunts. On ne se fera pas agresser par balles. Personne ne dédaignera personne. On ne rendra personne triste, pas de douleur, par pitié. Pas de douleur...
par Glutte publié dans : Décadence
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Jeudi 6 décembre 2007
La fin du blog approche. Fini la structure. Il sombrera.
Une bouteille de blanc à la main.
Plus personne ne saura rien de mon être.
Plus rien ne transparaîtra.
Un ultime souffle, pour un mois, une semaine, deux jours ?
Et après, paf.


Parce que trop de choses sont trop difficiles, et que je suis un couard. Parce que rien ne se passe comme on l'aurait espéré. Parce que la fin ne tient pas au sauvetage, mais à la débacle totale, échec sur échec, même quand tout était déjà perdu.

Pas de question, pas de partage, pas de pouvoir, pas d'amour, et pas de musique.

Encore du valium, jusqu'à en gerber plus que ce qu'on a ingurgité, pour avoir la tête comme une maison hantée.

Alors il faut vraiment que j'oublie tout ? Que je recommence encore et encore ? Au bout de trois cent mille ans, la réponse viendra peut-être, du pourquoi je me suis trompé dès le commencement.
_bug_fck
par Glutte publié dans : Décadence
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Mercredi 5 décembre 2007
Ce qui a mis douze ans. Ce qui mettra cent ans.
par Glutte publié dans : Valium
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Dimanche 2 décembre 2007
brume.jpgDu dominé au dominant : angélique ou non.

Sans cesse j'analyse méticuleusement ce qui m'entoure, caché derrière mes lunettes rondes. Ce gars là est un type réellement intéressant. On parle de choses capitale pour une fois. Lui aussi aura tout compris un jour ou l'autre, du moins il s'approchera de ça. Il est très intelligent et contrairement à d'autres, ça ne me fait pas peur, puisqu'il semble avoir bon fond. Mais cette fois, il ne m'a pas capté.
Ai-je tort de me craindre ? Je viens de découvrir la perversité de mon esprit. J'ai un terrible goût de la possession, du contrôle absolu de tout ce qui m'entoure, par n'importe quel moyen. Ce qui ne m'appartient pas m'offusque. Que j'aime jouer Dieu, me croire être le nombril.
Un de mes plus grand rêves est de tenir en joue mon pire cauchemard, et qu'il tremble sous le poids de la puissance contre laquelle il ne peut faire face. Je veux qu'il soit mon pantin, qu'il me supplie de l'épargner -tout ce que je mérite c'est que ça m'arrive à mon tour - et je l'épargnerai. Du moins je l'espère. J'espère ne pas être assez con au point d'oser faire justice. Ce fantasme de puissance m'anime. Il me répugne aussi. J'aimerais réellement savoir si il est permis d'accéder à de tels extrema, si c'est de bonne foi, et dans le respect d'une certaine éthique.
Tellement bon de savoir qu'une légère pression du doigt entraînera la destruction de milliards d'années de combinaisons, savoir aussi qu'on a le pouvoir de ne pas commettre.

A côté de ça, j'aime la bouffe, les histoires, la vie, les amis, les sens. Mais où sont les limites ?
par Glutte publié dans : Petites cases communauté : Ecrire
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Samedi 1 décembre 2007
Quand je me fais sourd, tout se fait coton. C'est un coton imbibé d'opium, il m'endort doucement. Il me rend fort, me fait détester, rejeter les fautes, hurler à l'injustice qui m'a été faite, silencieusement, dans un songe agité mais toujours nocturne. Je me sais ou me crois légitime, en bon droit. Personne ne connaît la haine que j'accumule et ressasse sans cesse, si bien qu'elle me ronge, prisonnière de mon crâne, qui s'efforce de l'inhiber avec du désherbant, toujours aussi faible face à elle. Cela me permet de vivre de bons moments, en mettant la merde dans un coffre fort d'os et de nerfs, bien fermé à double tour par une clé de sol. C'est si rare de l'ouvrir. C'est si mal, et si mauvais pour tous et pour moi. Alors je ne le fais presque jamais. Mais de temps en temps, on me vole ma clé, et on vient pour creuser mon secret. Alors elle éclate à la figure des profanateurs et des innocents, pour le mal absolu et l'apocalypse sur terre.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
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