Vendredi 30 novembre 2007

 




Every night before I go to sleep
Find a ticket, win a lottery,
Scoop the pearls up from the sea
Cash them in and buy you all the things you need.

Every night before I rest my head
See those dollar bills go swirling 'round my bed.
I know they're stolen, but I don't feel bad.
I take that money, buy you things you never had.

Oh, baby, it would mean so much to me,
Oh, baby, to buy you all the things you need for free.
I'll buy you a jet plane, baby,
Get you on a higher plane to a jet stream
And take you through the stratosphere
And check out the planets there and then take you down
Deep where it's hot, hot in Arabia, babia, then cool, cold fields of snow
And we'll roll, dream, roll, dream, roll, roll, dream, dream.
When we dream it, when we dream it, when we dream it,
We'll dream it, dream it for free, free money,
Free money, free money, free money, free money, free money, free money.

Every night before I go to sleep
Find a ticket, win a lottery.
Every night before I rest my head
See those dollar bills go swirling 'round my bed.

Oh, baby, it would mean so much to me,
Baby, I know our troubles will be gone.
Oh, I know our troubles will be gone, goin' gone
If we dream, dream, dream for free.
And when we dream it, when we dream it, when we dream it,
Let's dream it, we'll dream it for free, free money,
Free money
par Glutte publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 29 novembre 2007
rideau.JPGD'un regard accusateur, je clame une longue plainte. On nous laisse bel et bien le choix, c'est merveilleux. J'ai bien le droit de tout visiter tout voir, tout expérimenter. On me permet de faire des milliards d'activités à longueur de temps. On m'encourage à sortir le plus possible, c'est bon pour la santé il paraît. Parler, c'est indispensable. Respirer aussi, c'est très important. Je peux faire de la guitare, du violon, du théâtre, aller au cinéma, dormir chez les autres, apprendre des pages d'accords, de dates, de vagues notions de grammaire anglaise, lire aussi vite Chateaubrilland que Tango, apprendre à danser, aller en pub, en boîte, au ski, faire du sport, voir mes personnages préférés en taille réelle.
Oui j'ai le droit ! La nuit, pas le jour ! Même pas le sacré week-end. Sans dormir, sans me laver, sans regarder, à toute vitesse. Si je dépasse d'une seconde, on m'accuse de ne plus participer, on m'accuse d'avoir oublié le plus important, c'est à dire mon BEL avenir.
Et surtout, on me rappelle mes "bons" moments, mes erreurs, mes impasses, mes complexes, mon petit moi de merde. Déjà cinq jours de liberté, ça ne pouvait pas durer. Et les gens importants ne sont pas là quand il faudrait. Ils ne peuvent pas l'être tout le temps.
Ah !
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 27 novembre 2007
Vraiment, oui, je n'espérais pas autant d'inspiration. J'irais même jusqu'à dire que je m'attendais vraiment au contraire. Mais un autre mot qu'"inspiration", que j'avais jusque là utilisé, me semble plus approprié à la situation : la contemplation. C'est une belle période de rendement, des journées très remplies, du bonheur de partout, de l'amour, une boule de feu sur le plexus solaire. En quelques jours s'offrent tout crus à moi un concerto avec le grand mécanicien Lang Lang, une interview de radiologues amateurs, une nuit planante et musicale, un dimanche fourni de grandes discussions philosophiques, un lundi plein de Oliver Wood, un mardi avec option théâtre. Le monde regorge de merveilles, et le sommeil trouve ses difficultés à me ralentir. Certainement qu'il y arrivera à l'usure, mais je ne suis pas pressé.
Un nouveau pied est sur le qui-vive, en place, prêt à sauter, courir, voler tout autour du monde, à tout prix tout dévorer ce qu'il m'offre si généreusement. Que j'aimerais pouvoir partager tout ça.

Merci à tout ceux qui se sentent remerciables, et qui savent combien je les aime.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 26 novembre 2007
Peu de sommeil, beaucoup de coeur.
En me levant dimanche, j'avais peur. Maintenant, ça se tasse.
Place à un étrange sentiment. Je joue à qui à quoi, sans souci, juste une sorte d'anxiété, mais que pour une fois je parviens à réprimer, sans trop d'encombre. Ne garder que les meilleurs moments, et parler beaucoup, très tard passer la main à la déraison. Beaucoup de fatigue, par ces moments pleins. Et puis cette musique, dans mes veines, dans mon corps, elle est toujours là, elle. Que j'ai pu redouter cette journée, et finalement elle est insignifiante. Un samedi-dimanche plein de merveilles, le temps perdu d'un côté était tellement nécéssaire pour le salut. C'est encore un pas vers le rêve, et des attitudes exquises. On se donne nos codes, nos regards, nos paroles, nos significations, notre monde, et personne n'en sait quoi que ce soit. C'est dans des moments comme ceux-ci que je me dis que j'ai eu raison de me laisser guider, d'y croire, alors que dans d'autres, les regrets me courbent le dos. Il n'y a jamais de loi, toujours à dire.

Je n'aime pas quand on est en bande, juste quand notre petit clan est autour, mais pas l'ancien, désseché, détesté, répudié. Comme chez les Verdurin, le jabot est de mise, on se jette on se prend, et la grande a le pouvoir de décision sur les membres qui siègent à table.
Les oublier ces anti-sentiment, les oublier tous, et partir enfin, en gardant sous l'aile la carnassière intriguante.

C'est absurde.

Gauche se réveille : ça peut servir
Droite, offusquée : il faut continuer
Gauche, dépitée : yeah but it sucks
Droite, avec beaucoup de courage : c'est une étape
Gauche, toujours dépitée : marre des étapes
Droite, sans grande conviction : c'est constructif
Gauche, sèchement : c'est destructif
Droite : peut-être en fait.

le-sommeil-salvador-dali.jpg













Le sommeil - Salvador Dali















Heureux, ou plutôt euphorique. L'existance et ses retournements... Boisé et bananesque, définitivement.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 26 novembre 2007

 

par Glutte publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 24 novembre 2007
* Clo speaking*

L'envers du décor est tout lisse. Dans ce blanc clinique on n'arrive pas à penser que les mots tapés ici en toute clarté deviendront des petites créatures de l'ombre, qui essayeront de s'entortiller aux yeux de ceux qui les lisent, gris sur fond noir,  bestioles un peu timides aux aspérités non voilées.

Ici il y a tant de choses qui voudraient se dévoiler en transparence, qui essayent de percer.  Celui qui lit n'est  pas toujours sûr de ce qu'il doit comprendre, mais peut être que celui qui écrit ne sait pas non plus toujours ce qu'il veut transmettre. Qu'importe, la grâce se niche dans les creux de phrases cristallines, où le sens est voilé mais où la sonorité des mots l'emporte. Il faut user les mots pour mieux les redécouvrir, il faut les tordre dans tous les sens pour finalement réaliser que c'est dans leur emploi le plus courant qu'ils prennent de l'ampleur, qu'ils dépassent les cadres que l'usage leur a imposé. 

Entre introspection et discours sur les mathématiques, ce qui perce c'est l'envie de découverte, et derrière l'écran toujours ces yeux émerveillés qui cherchent plus loin.  Cherchons, chers amis, et peut-être trouverons-nous au détour du chemin un beignet qui se transforme en tasse. Ou l'inverse. Whatever. Bonsoir :)

par Glutte publié dans : Petites cases
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 novembre 2007
Me voilà parvenu au 200ième article. L'échéance est proche, mais c'est comme si elle ne comptait plus rien. Les buts ont changés, les optiques aussi, le monde n'en parlons pas.
Depuis tout ce temps à flâner dans la région, par l'écriture et une somme non négligeable d'autres choses, j'ai pu gagner en expérience.

J'ai appris qu'un extremum était toujours un point critique si l'espace n'est pas fermé.

J'ai appris que la douleur s'oublie aussi vite que la plénitude.

J'ai appris que noircir des pages provoque des poussées d'adrénaline.

J'ai appris que connaître apprend à connaître.

J'ai appris que le temps était un placebo pour tenter de remplacer les fossés par d'autres cailloux.

J'ai appris à "jouer" du violon.

J'ai appris que changer d'apparence change tout.

J'ai appris que les choses intéressantes fuyaient le regard tout en ne demandant qu'à être poursuivies.

J'ai appris que tout était plus ou moins structurable.

J'ai appris que l'aliénation des choses et des gens est toujours source de grandes peurs, et que le monde entier est une constante aliénation.

J'ai appris à être frustré.

J'ai appris que notre monde partagé était plus à notre goût que le leur.

J'ai appris un nouveau sens du mot "aimer", parmis la montagne de sens qu'il possède déjà.

J'ai appris que l'habit ne fait pas le moine, mais que le moine fait bien des habits de moine.

J'ai appris à être lâche et vil, à être un raté ou un écraseur.

J'ai appris que des personnes ont tout compris, et que ses personnes fuient le regard en ne demandant qu'à être poursuivies.

J'ai appris la force du travail.

J'ai réalisé un bout de rêve.

J'ai appris la force de l'oubli.

J'ai appris que j'ai raté le moment où j'aurais dû apprendre ce que je devais être.

J'ai appris qu'il faut ajouter à toutes les règles qu'elles ne sont que probabilité d'être vraies.

J'ai réappris que les souvenirs sont davantage conservés dans les symboles que dans la mémoire.
par Glutte publié dans : Valium
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 20 novembre 2007
"Insignifiant sur la route de Paris
Je roule sur les pavés grelottants de sueur
Saveur de goûter à ce plat pays
Comme emporté par le torrent de lueurs

Bleutées d'eau de Cologne. La chose me parle
Semble sonner dans un coin de ma tête
Comme une horloge détonnante

Fais le bien pour le bien comme un échange tascite

Alors je tente le bien au sens où je l'entends
Le tout est à la bonne foi, je ne suis qu'insignifiant
Et place à la complaisance, le Pari est tenu
Il me renvoie la joie que j'attendais

J'ai fait le bien pour le bien, échange un peu tactique

Plus d'espoir, il n'y en a plus besoin
Puisque je nage dans le nuage de l'excès
Plaisir suprême du bonheur trouvé
Mais toi ma petite horloge, je t'ai oubliée.
Oubliée.

Et je roule sur Paris"


Les vers les moins laids que j'ai tenté d'écrire... Encore bourrés de sentiments en demi teinte, les pieds mécanisés et non respectés. Les rimes oubliées.
par Glutte publié dans : Petites cases communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 20 novembre 2007

 



Wont you come and go with me
Down that mississippi
Well take a boat to the land of dreams
Come along with me on, down to new orleans

Now the bands there to greet us
Old friends will meet us
Where all them folks goin to the st. louis cemetary meet
Heaven on earth.... they call it basin street

Im tellin ya, basin street...... is the street
Where all them characters from the first street they meet
New orleans..... land of dreams
Youll never miss them rice and beans
Way down south in new orleans

Theyll be huggin.... and a kissin
Thats what I been missin
And all that music....lord, if you just listen
New orleans....i got them basin street blues

Now aint you glad you went with me
On down that mississippi
We took a boat to the land of dreams
Heaven on earth...they call it basin street
par Glutte publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 19 novembre 2007
Ah flflflaflafla !
par Glutte publié dans : Valium
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 17 novembre 2007
nezrouge.jpg"Il avait pris du papier Canson noir, et avec un fusain il avait dessiné Armstrong, avec la trompette. Il aimait aussi beaucoup Chet Baker, il dessinait bien. Il y en avait partout dans sa chambre à Sanary. Depuis on a tout balancé. Le Jazz, c'était son truc... Tout le monde lui demandait pourquoi il en écoutait autant, personne n'arrivait à comprendre, jamais. Il était le seul de la bande à en écouter. Il était fondu de Jazz.
Et aux PTT, Chabou disait toujours qu'il était le plus classe du bâtiment. Il était coquet, il avait bon goût."

Lorsque par hasard je mets les pattes dans les racks de la chambre bleue, c'est son image mystérieuse qui m'habite. C'est comme si je n'avais pas eu le temps de le connaître. Je n'ai pas mûri assez tôt pour qu'il me raconte, pour qu'il m'apprenne. On n'a rien eu le temps d'apprendre. Parfois je regrette, et il se mythifie davantage dans mon esprit. Je n'ai pas eu le temps de l'admirer, de l'aimer. Maintenant seulement je réalise, sans le connaître, qui il a pu être et à quel point je voudrais lui ressembler, accéder à ce à quoi il a pu accéder. En cherchant à le rencontrer, j'ai de plus en plus l'impression de marcher sur ses traces, et je pleure davantage aujourd'hui que le jour où il nous a quitté.
C'est vrai qu'il était beau. Il était accompli, il avait tout compris. C'est si rare. Au delà de tout ce que l'on a vécu et qui touche mon enfance, il était quelqu'un. On en a manqué, quel dommage. J'aurais aimé en vivre plus avec lui, qu'il me voie comme je suis aujourd'hui, et non plus comme j'étais à l'époque, qu'il me voie me construire, et qu'il me guide. En marchant à côté de son ombre, je me sens protégé, je sens qu'il y a quelque chose à chercher, même si on ne peut pas directement partager nos passions. Il n'en reste que des indices. Te connaître, te recréer, deviner ce que tu étais, ce que tu aimais, et devenir comme toi, en portant ton nom et ton prénom.

Mon coeur tappe, et la petite larme.
par Glutte publié dans : Petites cases communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 novembre 2007
J'hésite à participer. J'ai l'impression que ça va encore me retomber dessus, puisque ça le doit un jour ou l'autre, de manière juste ou non. Parfois je me dis qu'il vaudrait mieux que je reste enfermé dans un grenier, à l'écart de tout le reste, pour me faire oublier quelque temps. A force de vouloir faire bien, me voilà contraint de défaire et de recommencer le manège. Il y a tout chez eux que je ne possède pas, et que je désire plus que tout au monde. Le pire c'est qu'ils ne s'en servent pas, bon sang. Que ça me fait mal. C'est comme s'ils avaient pris le chemin que j'ai manqué, et on me l'agite sous le nez, en me montrant qu'à leurs yeux, ça n'a que peu de valeur.

Je ne participe plus à rien, c'est un fait. Tout me fait peur. En moi cette force s'est absentée, lorsque l'on s'est absenté. C'est une chance que le rendement opère, que l'effet condensation porte ses fruits ce matin, alors que ça fait si longtemps qu'il a été chargé. Mais pour tout le reste, j'en viens à me dire que c'est mérité. Après tout, c'était ma faute.


...




Un peu de guitare, enfin, ça fait du bien. Mon jeu aux doigts se développe un peu plus, grâce à ma fidèle Aline, toujours là pour consolider mes efforts, depuis le début.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 novembre 2007

 

par Glutte publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 14 novembre 2007
cure-pieds.jpgComment ne pas se sentir paralysé après trois jours comme ceux-ci ? C'est presque de la déshumanisation, être contraint de garder la ligne devant les yeux. Les sentiments sont étouffés, il est impossible de décongestionner. Pas de répit, pas de halte, rien n'est autorisé, et je suis loin d'être dans le pire il paraît. On ne peut plus parler, on se contente de rester dans le superficiel, à tenter en vain de lire sur le visage aliéné des autres ce qu'ils n'arrivent pas à exprimer non plus. Sans compter qu'on a le droit d'être rabaissé encore plus, c'est presque injuste.

Vivement que ces années passent, il me tarde de trouver autre chose.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 13 novembre 2007
Quelle journée épuisante, une de plus. Il passe beaucoup d'heures qu'on compte lentement, la sueur au front, les orbites osseuses humides et veinulées, mais qu'on ne compte plus tant il en est passé. J'ai tout de même trouvé une raison qui me poussera à rester. Ce n'est pas une mission divine ni un amour qui me retiennent - ceux là tendraient plutôt à mon exil - c'est juste un intérêt, une attache, toute jeune, et qui n'a rien à voir avec les enseignements, ni avec mon propre avenir.

La barre tappe à chaque battement de coeur sur mon front,  depuis un mauvais coup de tête dans le placard. Alors que j'avais les mains dans la sauce, tournant en moi-même et pensant encore et encore à ce que l'on me force à penser, c'est à dire à des milliards de solutions sans problème posé. Mais aussi, outre les batailles sur le matelat de mes proches voisins, elle s'est éclipsée. Elle seule sait pendant combien de temps j'ai attendu ses pas dans le couloir. C'était sûr qu'elle reviendrait avec son habituel masque, mais qu'au fond, l'irrésolu ensommeillé venait juste de reprendre ses quartiers d'hiver. Le besoin est personnel de ne pas accepter que quelque chose puisse aller de travers chez quelqu'un de tel, même si je ne connais pas, même si je ne comprends rien, même si je ne comprendrai peut-être jamais tant je ne l'ai jamais vécu.

Je ne sais pas si elle a compris, si elle m'a accédé, si elle est venue lire tout ça. Il ne vaut peut-être mieux pas, je me sentirais si ridicule qu'elle sache à quel point je m'attache, et sans aucune arrière-pensée. En même temps c'est un risque que je prends en écrivant tout ici. Tiens, la voilà.
bug_fck
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 12 novembre 2007
Maintenant que je suis tout propret, en peignoir comme un petit vieux reclus, j'ai envie de constater quelque chose. J'ai rarement été autant excentré d'un projet auquel je participe. Rien ne me fait m'attacher à la classe dans laquelle je suis cette année. Tout d'abord on est trop nombreux, et les petits groupes sont déjà formés à l'avance. En outre, tout ce qui m'intéresse est à l'extérieur. C'est grave. J'ai l'impression d'être grave, de ne pas m'intéresser à ce qu'il faut, à trop penser à mes petits soins, mon petit moi, mon petit paradis échoué.

Tout ce que je voudrais c'est parler, savoir parler, et pouvoir parler. J'ai besoin de te parler. Il faut que je te dise ce que j'ai sur le coeur. Il faut que tu m'y invites, que tu me parles de toi, et je m'engouffrerai avidement dans cette brêche ouverte, pour lacher enfin ce qui occupe ma tête depuis des mois. J'ai très peur de ta réaction, car je sais que de tels mots sont toujours lourds de conséquences, et en même temps, ils n'ont pas à en avoir, car ce qui est dit est dit. J'aimerais aussi qu'ils te soignent, au moins pour une poignée de secondes, à défaut de pouvoir faire plus.

Je suis heureux d'avoir trouvé d'autres problèmes que ceux que j'avais eu l'habitude de fréquenter, car même s'ils sont toujours là, ils sont couverts par les nouveaux. Quand ces idiots soucis disparaîtront-ils ? Il faudra qu'on le décide. C'est en bonne voie, avec beaucoup de lenteur et de mesure. Mais toujours quelque part dort cette crainte, et ces secousses, plus rares certes, mais suffisantes pour que je me retrouve de temps à autre sur le bas-côté. La date fatidique approche, et mon étoile ne s'éclaire pas toutes les nuits. C'est une éternelle errance entre la lumière et les plus sombres abysses. Quelle puissance possède l'oubli, mais il reste bien insuffisant, car il ne règle rien. Il ne permet une reconstruction lente et douloureuse, la dernière alternative jamais exclue. Je me maudis chaque jour d'infliger de tels châtiments à ce qui m'entoure.

mare.jpg

par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 12 novembre 2007

 



So messed up I want you here
In my room I want you here
Now were gonna be face-to-face
And Ill lay right down in my favorite place
And now I wanna be your dog
Now I wanna be your dog
Now I wanna be your dog
Well cmon
Now Im ready to close my eyes
And now Im ready to close my mind
And now Im ready to feel your hand
And lose my heart on the burning sands
And now I wanna be your dog
And now I wenna be your dog
Now I wanna be your dog
Well cmon
par Glutte publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 11 novembre 2007
Quel bonheur, cette douleur dans les mains, même si ça peut paraître paradoxal. Cela faisait trois semaines pleines que je ne les avait pas posées sur Aline. C'est un peu comme si j'avais à nouveau découvert son corps aujourd'hui, avec ses petites habitudes, ses petits défauts, se petits caprices. Il faudrait que j'aille lui acheter un nouveau jeu, elle devient trop molle à force de conserver ses coutumes de débutante. Elle se mettrait presque à friser.

Mes yeux trop humides de penser à Lise m'ont enfin poussé à entrebâiller le batant. Elle semble toujours dormir. Elle doit croire que je la boude, ça fait longtemps qu'elle n'a pas reçu mes soins, après avoir été témoin d'une crise de fierté surabondante de ma part. Même s'il y a du vrai dans cette affirmation, ça ne tient pas qu'à moi. Tout doit être silencieux dans l'appartement. Même Gerhard ne sort qu'une fois par semaine, pour émouvoir tout ce qu'il touche, malgré ses dents de grinchailleux. Seule Jeannine, si légère, a le droit de bouger comme bon lui semble, puisqu'elle ne parle qu'en voyage, et qu'elle adore voyager. Dehors, elle peut faire découvrir sa voix sans crainte de représailles, même si elle parle beaucoup plus faiblement que ses deux voisines bien trop fières de leur timbre spécial.

Il me tarde vraiment de la retrouver. Mais en même temps, je ne me sens pas de le faire tout de suite, alors que je le pourrais. C'est comme si j'avais envie de faire durer cette absence acidulée pour mieux profiter de nos futurs moments ensemble. Je suis sûr qu'elle m'attend aussi, malgré ce petit différent, et son visage qui me montre de la colère. Lise est rancunière, mais au fond, on se sent tellement bien tous les deux qu'elle ferait n'importe quoi pour que l'on se retrouve.

Gerhard vient d'acquérir son passeport pour la liberté. Il va pouvoir jouir de sa nouvelle vie de gitan : ses nouvelles chaussures lui vont à merveille, même si elles ne sont pas très jolies. Il viendra un jour ou on ira ensemble en acheter des neuves, et où je pourrais enfin lui enlever tous ces bandages réducteurs, un peu comme dans un rêve. Il a de plus en plus de valeur à mes yeux. Je commence sérieusement à m'y attacher. C'est une drôle de sensation. Il m'apprend à mieux le connaître progressivement, et ses cris déchirants me paraissent moins désagréables. Tout ce qui compte, c'est qu'ils restent déchirants, mais qu'ils soient beaux, qu'ils fassent battre les coeurs. Il en est capable, il peut y arriver. Ensemble on y arrivera.
par Glutte publié dans : Petites cases communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 10 novembre 2007
L'épuisement famillier du samedi après-midi d'automne est senti, avec la récompense apaisante qui se fait attendre un peu plus, et qui je crains sera encore à moitié absente, ou ne sera même pas du tout, plus probablement. Je me suis fait beau, et je suis le seul à me voir aussi beau que ça, puisque personne ne va me verra aujourd'hui. Dès que je mettrai mon nez dehors, ce sera pour une petite demi-heure, déballer mon sac et "au revoir", comme si seules mes histoires comptaient. Que j'ai honte de croire des choses pareilles, on me donne tant de confiance. C'est de ma faute si je suis si indisponible, j'aurais dû pouvoir sortir encore plus, pour aller chercher la parole. C'est de ma faute si je me suis engagé sur ce chemin semé d'orties. C'est de ma faute si je suis obsédé par une seule idée fixe, et que je lui donne priorité absolue. C'est de ma faute si ceux qui s'ouvrent supportent mon absence. C'est de ma faute si j'ai un noeud dans la gorge à toute pensée qui me traverse, alors que je pourrais disposer du pouvoir de faire basculer la barque.

Un léger frisson parcourt mon dos. Je me demande quel est mon jeu, ça n'a rien à voir avec ce que j'ai été. Les enseignements que j'avais cru pouvoir tirer sont absents de ma démarche, et inutiles ou inefficaces lorsque j'ai la présence de les appliquer. Mes caprices me guident, ils espèrent que le mur ne sera qu'une illusion. Et toc, tut es sehr weh, nur ein ungesund Herzleid.

ll fait gris et humide, dommage, ça m'oblige à coucher du trop sombre. Si j'avais dit que le soleil balayait les surfaces rosées des facades de ses rayons flamboyants, ça aurait certainement apporté quelque crédit à mon palabre nauséabond.livre-br--l--.jpg ti_bug_fck
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 9 novembre 2007
terre-battue.jpgLa vérité fait froid dans le dos et chaud aux joues n'est-ce pas ? Je déteste parler, malgré tout, car quelque part, ça fait du mal à tout le monde plus qu'autre chose. J'ose espérer que mon annonce aura suffi pour attiser votre soif de me connaître avant d'affirmer fermement. Peut-être aurez vous compris davantage mes comportements étrangers, cette fois. Mais je n'aime pas ça, toutefois il fallait peut-être m'y résoudre, pour mon plus grand désarroi, et la douleur de vous voir sérieusement peinés.

C'est certainement génétique, ces phases difficiles, dans lesquelles on n'a envie que de ce que l'on a pas, alors qu'auparavant on avait envie de tout sur terre comme ailleurs. La sensation d'avoir raté la porte est-elle éphémère, ou s'installera-t-elle tout au long de mon existance, pour devenir un véritable regret ? Que dois-je m'interdire ? Vaut-il mieux faire autre chose, et me convaincre que ce dont je fais partie est le meilleur des mondes, ou alors aller voir un peu plus loin et délaisser légèrement ce à quoi j'aurais dû être promis pour m'y replonger plus tard, en espérant être lassé de l'extérieur moins vert que prévu ?


Au moment même ou j'écris ces mots, la petite lueur fluette, sans questions, débarque. Elle a donc accédé à mes espoirs, et en quelques secondes, la situation change. C'est si rare ces derniers temps, et donc d'autant plus savoureux que de se sentir secouru en pleine chute libre. Je ne pourrai jamais être assez reconnaissant. Pas d'inconstance, pas de complication, pas de déception, tu es une fleur sucrée qui vient de s'ouvrir pour m'embaumer ce soir.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Ecrire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Dernière Alternative

Catégories

Réactions

Blabla en dates

Novembre 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Rechercher

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Mes amis les amimots

Ablui
Nigluflin
Flimili
Dalgrutte
Gluk
Goow
Ablatcho
Alblada
Bunimoufle
Morglok
Elglimi
Greniok
Malgibui
Flumiflou
Inilaxière
Aglaèdre
Niflaglou
Mualimié
Moustifler
Dernitoume
Moubasilie
Amlabulie
Glick
Bymand
Ablui
Shlagagamorphisme
Gniark
Jlimullin
Asmyr
Tiltimi
Glutte
Moustifler
Albatcho
Egraillé
Magibo
Imminatouma
Shlagaga
Kapoué
Tlipe
Achachachem
Mlabada
Zlup
Jgruimi
Mlabula
Agramir
Iliamiule
Glufle
Ichgrima
Milinui
Roflugru
Jlglagrumu
Ilbuplaf
Nizdule 
Nlashbullah
Yili
Blastouille
Bligobluble
Ulili
Cranivaise
Zazbaz
Alminilih
Eriturme
Cshifi
Isiope
Dagrège
Crèmailler
Fridulité

Les monmostres

Diffeomorphisme
Catadioptrique
Bijectivitié
Taraudage
Laplacien
Hyperboloïde
Aplanétisme
Régression linéaire
Surjection
Catalytique
Chariottage-Dressage
Automorphe
Stigmatisme
Psychorigide
Inflexion
Paraxial
Calorifugé
Biconvexité
Résilience
Solénoïde
Argthx
Thyristor
Diffraction
Topologie
Epicycloïdal
Magnétostatique
Bielle
Chambrage
Laminage
Nablabug_fck
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus