Mardi 31 juillet 2007

 




Well someone told me yesterday
That when you throw your love away
You act as if you just dont care
You look as if youre going somewhere
But I just cant convince myself
I couldnt live with no one else
And I can only play that part
And sit and nurse my broken heart

So lonely

Know no ones knocked upon my door
For a thousand years or more
All made up and no where to go
Welcome to this one man show
Just take a seat theyre always free
No surprise no mystery
In this theatre that I call my soul
I always play the starring role

So lonely
par Glutte publié dans : Musique
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Mardi 31 juillet 2007
coupure.JPGJe suis vidé, mort, abattu par cette grosse journée de labeur. Les jours précédents ne m'ont pas vraiment préparé à reprendre le travail. J'ai mis mon bleu encore une fois, et j'ai vendu mon corps à la machine pour deux euros et quinze centimes de l'heure. Je me fonds de plus en plus dans le décor, je connais maintenant pas mal de monde et pas mal de choses, de lieux, de nombreux secrets m'ont été livrés. Comment font-il pour tenir les cadences à longueur d'année, et puis de vie ? L'habitude doit finir par se prendre, et par vous ronger jusqu'à l'os, et la retraite n'arrive souvent pas assez tôt pour pouvoir en profiter.

Lorsque j'entre, ils sont déjà assis. "KL, t'es où ?" Lance KM de vive voix, avec son accent maghrébin. Il est assis près de la fenêtre Est du petit local de coupure. Il est un peu rondouillard, penché en arrière sur sa chaise du haut de sa quarantaine, agitant ses bras maigre dans tout les sens et fixant tout le monde chacun son tour avec ses petits yeux noirs qui préparent un mauvais coup. A sa gauche, au Nord, en bout de table, le grand et fier DD. Blond, bien formé,le large sourire au lèvres, il fait partie des jeunes, mais il s'est imposé comme un personnage important, gagnant et prêt à tout en peu de temps. Il est plein d'humour, et a toujours quelque chose à dire. Il est le plus sociable des personnages, en somme. "Allez mon Fifi !". En face de KM, il y a TN, le meilleur ami de DD. Ils ont fait leur chemin ensemble depuis le CF, et travaillent aujourd'hui sur les mêmes démols, remols, blocs et postes. TN est lui aussi un peu empâté, mais a le visage gentil. Il est un peu timide, mais c'est un grand coeur. A sa gauche, il manque KL, qui est resté travailler un peu plus, parce qu'il a toujours ZK sur le dos, qui le menace et qui lui mets la pression, à lui plus qu'à d'autres. C'est parce qu'il est bonne pâte, et qu'il travaille bien, qu'il est consciencieux. Il semble être de la même tranche d'âge que KM, mais il n'est pas monté en grade entre temps. Enfin, à droite de KM, HM. C'est un petit gars, un marocain je crois. Il a à peine la trentaine, et fait un bon père de famille en ex-racaille rangé. Enormément de sympathie dans ses yeux. Il est attentif, compréhensif, patient et de bonne humeur. Il y a aussi LB qui ne joue pas aujourd'hui, le gros ours silencieux et doux comme un agneau, mais dont les bras pourraient emporter des montagnes. Il ajoute la petite touche d'humour en produisant toutes sortes de bruits et de parodies improvisées d'airs connus.

KL arrive enfin, sueur au front. Des "Ah voilà KL" s'élèvent de la tablée. Il a dans une boîte des pêches et du melon, il en propose d'emblée à tout le monde - et personne n'en prend, comme d'habitude, donc il en reproposera tout au long de la partie - avant de prendre place à son siège attribué, puisque tous les sièges des joueurs sont expressément réservés. Le public est composé de quelques égarés dont moi, mais aussi de quelques joueurs qui ont un peu peur de risquer une fois de plus de perdre leur budjet café de l'après midi. Le grand blond DD donne, en clamant que TN deviendrait le nouveau Jack Sparrow, en coulant avec ses cartes. On triche, on mange du saucisson, du fromage à grandes goulées, du vin et du sirop sont aussi au menu, le tout en bleu naturellement. Et la pause n'est jamais assez longue. La cagnote du tarot grossit encore : on paye maintenant, mais en septembre on pourra faire un gros barbecue avec l'équipe. C'est l'instant d'oubli, d'échanges, de repos, de plénitude et de partage de bons moments. C'est toujours les mêmes qui gagnent, DD le premier. KM ne veut pas prendre de risque et ne parle pas quand il a du jeu. Il faut donc un éternel perdant, un éternel payeur, vous l'aurez deviné, c'est le bon KL.

"Allez mon Fifi !"

par Glutte publié dans : Valium communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Lundi 30 juillet 2007
Epris d'amour pour ce souffle magique dans mes pavillons demandeurs.

Je l'ai trouvé, tout en haut du placard de l'entrée, comme si il m'avait été donné de Dieu. Derrière des monceaux de choses inutiles mais à conserver, il est là, abandonné dans son étui en écailles beiges ombragées d'un noisette, sous la couche de poussière qui s'y prette bien. Le coeur palpitant d'excitation, je l'extrais de son cerceuil, comme un corps mort d'un amour perdu, dont on prend infiniement soin, pour ne pas laisser la moindre trace dessus, mais que l'on veut étreindre encore. Il va ressuciter, le petit frêle. Seuls deux crochets sont fermés. Après l'avoir posé sur la coque de ma guitare, je l'ouvre. La bête est sous mes yeux rondement ouverts, dans son linceul feutré bleu roi. Tout est là, il ne manque rien.

Il monte sur mon épaule, sans autre procès. Il reste encore un peu de collophane sur l'extrémité
de ce spectre d'archet, et je guette le timbre brûni de la corde frottée, qui sonne pour la première fois si près de mon oreille. Il est horriblement strident et instable, d'autant plus que trois des cordes sont inutilisables. L'une est en fil de pêche, les deux autres se décomposent sur les chevilles. Le crin s'effiloche de partout, la mèche a pris une couleur jaune assez blême. Il y a toutes sortes de traces de colle et de morceaux de ruban adhésif sur le corps boisé. Néanmoins, il semble encore intact. La poussière monte à mon nez, ainsi qu'un parfum légèrement champignonné de vieux vernis. Il est tout petit, comme conçu pour un enfant. Cela tombe plutôt bien en fait, c'est l'état d'esprit dans lequel il me met. Et puis j'ai toujours été habitué à jouer sur des trois-quarts.
 
Et ce timbre... Quelle merveille. Je ne sais pas encore l'attaquer, je ne sais pas l'apprivoiser. Je place le petit coussinet bleu sur mon épaule. Je positionne mes mains comme j'ai pu l'observer pendant mes détours à l'auditorium, et je me rappelle les grands airs de quatuor de Beethoven. Mais évidemment, rien de tout ça dans mon jeu, hésitant, de peur de le briser en mille morceaux, puisqu'il est aussi léger qu'une plume ce violon.


Peut-être que je n'en ferai rien en fait. Mais c'est surtout ce moment de découverte que j'aime apprécier, tout entier, puisque je suis seul chez moi, et que j'ai besoin de ce genre de chose. Ca fera mon cadeau d'anniversaire, le moins cher et le plus beau, que j'aurai volé au placard et au temps.





archet.JPG
par Glutte publié dans : Valium communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Dimanche 29 juillet 2007
A petits pas.
Rien n'a changé finalement, à part quelque détails sans grande importance.
Cette curieuse sensation, qui ne vient qu'après, la fatigue sans doute. Mal au coeur, ça doit être le trop de café.
La question : où étais-t-on le 29 ?
Tout est passé si vite.
On a osé tenter. Ca ne me paraît plus aussi bizarre qu'avant, même s'il reste encore de lourds résidus.
Et maintenant, il ne me manque plus que quelques réponses pour savoir où aller et m'en sortir.
Alors j'attends, puisque je ne peux faire que ça.

Parlez moi, amours. Seul Stan me tient compagnie ce soir.
Je ne peux pas rester seul face à moi même, c'est ça l'horrible. Encore du contact, pour que le temps avance vite.
Je suis agité et mou en même temps, les larmes au bord des yeux, sans vraiment savoir pourquoi. J'ai l'impression que l'attente va continuer encore pour me gâcher la vie.
Je ne peux pas rester seul, donnez moi n'importe-qui, moi j'ai tout à donner, j'aurai toujours à donner, et je le répete. Je dois partager, c'est trop lourd de porter ça tout seul.

Entre celle qui ne me parle pas, celle qui se joue de moi, celle qui m'inspire ce moment, que dois-je faire ? Que suis-je censé devenir ?

J'adore la trompette. C'est la première fois que j'en ai "joué". Ca vibre dans les os, le système est si ingénieux. On sent vraiment ce que l'on joue, plus qu'on ne l'entend vraiment. Ca vient des profondeurs du corps, contrairement à la guitare où on est contraint d'aller puiser en profondeur et de l'amener jusqu'au bout des doigts. Là c'est la cage thoracique qui donne le ton... Quelle puissance.

Maintenant, ma mission est de retrouver ce violon.
par Glutte publié dans : Valium
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Samedi 28 juillet 2007

 


 

par Glutte publié dans : Musique
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Samedi 28 juillet 2007
Ce que je ne redoutais pas est finalement arrivé. Pour une fois que je croyais à quelque chose. Le parfum se sauve.  Je ne suis pas encore dans le "désespoir profond", mais ça me touche quelque part. J'aurais dû m'en douter, je ne suis pas comme ça. Pourquoi alors me faire des fausses joies ? Par ego pur et simple ? Tu n'étais pas complice alors. C'est si agréable d'être apprécié, d'être aimé. Mais pourquoi ne pas en fixer les limites clairement ? Pourquoi me faire languir ? N'en n'ai-je pas assez vu, même si ça n'a rien à voir avec toi ?

Je ne sais pas si j'en sortirai de cette période, finalement. La réponse est demain, après-midi et soir. Et sinon elle est dans une ou deux semaines en plus à attendre, attendre sans fin. J'en ai assez d'attendre, c'est terrible, d'espérer encore, et de chuter sans cesse. L'impression de revenir à chaque fois à la case départ, dès que je tente d'avancer un peu plus. Dès que je porte sur quelqu'un d'autre, ce quelqu'un me fuit. Mais je suis bien obligé de me porter sur quelqu'un, c'est ça l'horreur.
Es_fck
par Glutte publié dans : Valium
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Vendredi 27 juillet 2007
trompette.jpgCet air de bossa nova ne me sortira donc jamais de la tête. Au point qu'il me force à l'apprendre à la guitare. Doucement lancinant, il vous emmène sur la lune, avec un peu de nylon chaud et de ce cuivre si éblouissant. La brume tièdie, si humide, si latine, et la voix d'Astrud, merveilleuse. Ce petit accent, cette monotonie, ce ton si souple. Du coton pour l'écouter, comme si l'orchestre jouait derrière un mur. C'est rare d'entendre autant d'amour.

C'est un grand changement. Je me surprends à bricoler, à me confectionner des colliers de chez Grower, à faire les courses, cuisiner pour de vrai des bonnes petites patates. J'ai franchi une étape, et je change à mon tour. Une période est en train de se clore progressivement, pour le meilleur je crois (au moins j'espère, je me dis que ça ne pourra être que mieux).

Je n'ai pas eu mes chaussures, mais je ne les lacherai pas, d'ici quelques année je les attraperai, quel qu'en soit le prix, puisqu'elles sont les chaussures de ma vie. Et puis le violon. J'en veux. Puisque je suis si mauvais en piano, toucher les cordes directement sera peut-être mieux en fait. Nous verrons ! Pour l'instant, les sangliers sont lachés, ce soir, sur les quais du Rhône, alors qu'il n'y a personne.

Pourquoi écris-je autant ?
par Glutte publié dans : Valium
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Jeudi 26 juillet 2007
evier1.jpgLes débouchages d'éviers ne font plus rien à mes petites mains autrefois sensibles. Je sais maintenant être sale, et ça devient presque une envie de l'être, juste de temps en temps. Ce soir je suis vraiment seul pour ôter cette crasse. Mais je savoure ce léger instant, dans lequel je sais que j'existe, que je suis capable de faire quelque chose, alors qu'elle ne le pourrait pas, malgré ses grands airs. La nostalgie monte un peu, mais rien de bien grave. Je n'en veux même pas à ma soeur qui me laisse faire la boniche, je m'en fous, je suis le plus seul du monde ce soir, et je suis libre de faire de la merde. Demain je prévois d'apprendre à cuisiner les patates, et je pense déjà à un éventuel rôti de boeuf à partager entre amis pour le soir ou plus tard. C'est tellement bien d'apprendre à faire ces choses, à en faire de plus en plus, du tournevis jusqu'au repassage, en passant bien sûr par tous les instruments de l'orchestre et par la conduite. La moto aussi. Il faudrait que je me mette à peindre également. Que de projets...

Sans oser penser à d'éventuelles rencontres du week-end, je me perds dans la soupe de choux, sur du ternaire, en ayant en mémoire ces jolis passages cités un peu plus tôt. C'est vraiment un besoin d'être quelqu'un de bien, même si en ce moment ce n'est pas forcément une grande réussite de tous les côtés. Toutefois, j'ai la sensation d'évoluer, ce n'est pas rien. Je me promène à travers l'appartement, un peu vide de sens, qui ne ressemble plus à la vie que j'ai vécue. Le tableau a changé, les murs sont jaunes, les fausses moulures ne sont plus belles. Seuls les rideaux imitation taffetas rouges-violets suscitent mon admiration, ainsi que la mythique cuisine rustique, dans laquelle je me suis donné autant de mal pour déboucher l'évier.

L'attente ne se fait pas encore trop longue, mais ça ne durera pas. Je suis pressé d'y arriver, d'autant plus que nos communications sont coupées à l'heure où j'écris. Entre temps j'ai trois rendez-vous dont je ne sais que penser. Est-ce que je dois gâcher mes chances ou me jeter à corps perdu sur la première occasion ? Dois-je faire espérer ? Je suis un peu perdu dans tous ces choix à faire. On m'a tendu de tous les côtés... En fait c'est un peu ma faute, à vouloir chercher avidement, sans ménagement, alors qu'il ne me suffisait que de peu, puis d'attendre le bon jour. C'est si triste, comment s'en dépêtrer maintenant ? Et ce parfum, dont je ne me souviens plus, qui tente de remonter à la surface en vain. Dès que je le retrouverai, je risque d'exploser. Je ne sais pas comment me comporter, j'ai tellement de doutes. Et la douleur quelque part enfouie, qui rayonne à travers le plomb dans l'aile. Les regrets inaliénables. On n'y échappe pas, et je le sais depuis quelque temps. J'aurais aimé que ça se passe autrement, parfois. Mais je dois penser à la nouveauté qui s'offre. Suivre ce qu'il me sera dicté de faire, quand le temps aura un peu plus avancé.
par Glutte publié dans : Valium
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Jeudi 26 juillet 2007

 




I live cement
I hate this street
Give dirt to me
I bite lament
This human form
Where I was born
I now repent

Caribou

Repent
Re-pe-ent

Give me wide
Ground to run
And foregone
Lets me knife
Knife me lets
I will get
What I like

Caribou

Repent
Rep-pent
par Glutte publié dans : Musique
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Jeudi 26 juillet 2007
IMG-1849.jpgQuelle prouesse esthétique ! Quelle forme ! Et autant de souplesse pour cette fonte malléable si solide et si utile en même temps. Elle est présente dans notre vie quotidienne, souvent à notre insu. Cette spirale métallique trop peu connue de la majorité et mériterait d'apparaître enfin au grand jour. Je vais m'en charger. Elle sera mon objet fétiche pour cette nouvelle année. Il va falloir s'accrocher.
par Glutte publié dans : Valium
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Jeudi 26 juillet 2007
ecorce.JPG Pour la première vraie fois de ma vie, je me trouve curieusement mêlé au monde adulte. Ce grand lieu est un étrange regroupement de jeunes, de vieux, de pères de famille, tous des adultes, et pas de femmes, ou presque pas.

Ce qui m'a frappé hier soir alors que je réfléchissait dans le métro à la journée passée, c'est cette manière que tous ces hommes ont de garder leur part d'enfance en eux.  Il y a quelques années, j'avais une image vraiment grise de l'âge adulte. Mais en réalité, les jeux sont toujours les mêmes qu'avant, simplement ils ne se déroulent pas sur le même terrain. Cela fonctionne sous la condition nécéssaire d'être placés au même niveau les uns et les autres, comme le sont les camarades d'une classe, alors qu'ils ont plus de distance avec l'instituteur.

Comme dans notre enfance on a joué aux petites voitures, on joue maintenant avec des vraies, à faire des courses, à braver les interdits  du code de la route, à faire son malin dès qu'on a la plus belle des Clio. Evidemment, ce genre de fièrté n'est pas généralisée, ça n'est qu'un exemple. Aussi, on se charie, on raconte des histoires à dormir debout. On se donne des rôles, on cherche à ressembler à quelque  chose, on déguise sa pensée comme on se serait déguisé tout court. Et puis il y a les rejetés, les stars, les respectés, les détestables. Tout rappelle en fait l'enfance, même si elle s'efface beaucoup derrière les contraintes quotidiennes, les problèmes de responsabilités. Et en même temps, on a le droit de tout faire, si la société ne nous rattrape pas. Plus qu'en étant enfant si on sait se cacher - ça doit faire peur - car on sait plus en faire. On en connaît davantage, on peut se permettre encore plus d'expériences.

Mais ce qui rend l'enfance plus sucrée, indéniablement, c'est la découverte émerveillée de tout ce qui entoure, avec toute l'innocence que l'on a oubliée depuis. Les rêves se perdent avec l'âge. Sans compter que, ce sentiment qui nous fait dire que le passé était le meilleur, nous plonge à chaque fois dans la nostalgie de cette période perdue.

Il y a autre chose. Entrer dans ce monde du travail, c'est trouver un large éventail au niveau des âges : on va du jeune de seize ans, jusqu'au cinquantenaire. Et ils parlent ensemble. Non pas qu'il ne se crée pas des groupes de jeunes et de vieux, mais globalement, le mélange se fait assez bien. Quel changement par rapport à l'environnement étudiant, où l'on ne fréquente que des gens du même âge, et où l'on a du mal à s'entendre avec à peine plus jeune ou à peine plus vieux que soi.
.i_bug_fck
par Glutte publié dans : Valium
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Mercredi 25 juillet 2007
Tout vient à celui qui attend dit-on. Lentement bercés par la bossa et le saxophone,  mes yeux se ferment sur l'écran trop brillant, pour m'ouvrir un paysage clair. le ciel jaune et cotonneux,  et répand son ton sur les pentes à moitié touffues. Je me promène, pieds nus. Je regarde par terre en visant l'herbe grasse, si agréable et si fraîche à la plante. Mes pas se suivent, tout est un peu flou aux alentours. Les hautes pousses viennent à la rencontre de mes doigts joueurs, les frôlent à peine, comme pour faire semblant d'être là. Juste l'air pur , celui que l'on inspire à plein nez tellement il à bon goût, tant il est souple et voluptueux, frais et doux. C'est une odeur de blé et des petites fleurs qui se sont trompées de saison. Il fait tiède, et la bise balance, agite mes petites synapses. Je marche... Je ne vais nulle part, et qu'est-ce que je m'en fous. J'ai simplement un air en boucle dans la tête, qui trotte et qui ne sort pas. Mon pantalon est un peu trop grand, le lacet des bottines aux reflets rouges me cisaille l'épaule car elle est découverte, et j'ai dans ma main gauche un bois précieux, vernis. J'écarte mes cheveux, qui ont terriblement poussé , et qui viennent brouiller ma vue presque inexistante. Et puis tu m'appelles.

Je me retourne, et je te vois ravissante, m'emplissant tout entier d'un sentiment de plénitude perdue là. Tu es si belle, tes yeux chassent les miens, qui s'étaient absentés l'espace d'une méditation. Toi aussi tu es pieds nus, et tu cours vers moi, heureuse, exhaltante. Accrochée à moi, tes jambes serrées autour de ma taille, nous continuons notre route brouillée, en titubant vers l'infini nulle part. Tu me regardes encore, puis ton menton se pose sur ma droite, et tu me parles. Tu me parles, et c'est si merveilleux. On va s'asseoir sous cet arbre. Et je commence à jouer, toi assise dans mon dos, un peu comme dans un vieux roman à l'eau de rose. Mais qu'importe, rien n'arrêtre cette saveur inattendue. Sur les cordes, je compose notre petit bout de jardin, et tu chantonnes, comme si tu le connaissais déjà. On ne dirait pas qu'il sort d'une guitare. Il s'exhale de nous.

Alors je me tourne vers toi. Et je m'aperçois alors que tu as plusieurs visages, mêlés les uns aux autres.  Il est changeant, et je m'aperçois avec effroi qu'à chaque appartion d'yeux, de bouche, de nez, de joues, de cils, d'oreilles, il s'associe la disparition d'autres yeux, bouches, nez, joues, cils, oreilles. C'est affreux, je les aime tous, tous me manquent dès qu'ils s'en vont, entrelacés avec la nouveauté perpétuelle. J'aimerais comprendre, je t'interroge, mais tu ne dis rien. Tu ne me parles pas. Tes visages me disent chacun leur tour que c'est bien toi et à chaque fois je les crois. Tu es toutes celles là. Je ne peux pas le supporter. Comment faire ? Dans l'attente déjà trop longue de ce qui va se passer, j'ouvre à nouveau les yeux. Et je réalise que parmis ces parfums, je ne sais lequel choisir. Comment puis-je abandonner un paradis pour l'autre ? Et en plus il faut que j'attende. Si seulement c'était facile.

afternoon-dreaming.jpg


Afternoon Dreaming - (Peintre oublié... Quel dommage)

par Glutte publié dans : Valium communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Mardi 24 juillet 2007

 

We used to leave the blue lights on and there was a beat
Ever since you have been gone it's all caffeine-free
Faux punk fatigues
Said it all before
They try to kick it, their feet fall asleep
Get no harm done no
None of them want to fight me

Combat baby come back baby
Fight off the lethargy
Don't go quietly
Combat baby
Said you would never give up easy
Combat baby come back

Get back in town I wanna paint it black
Wanna get around
Easy living crowd so flat
Said it all before
They try to kick it, their feet fall asleep
I want to be wrong but
No one here wants to fight me like you do

Combat baby come back baby
Fight off the lethargy
Don't go quietly
Combat baby
Said you would never give up easy
Combat baby come back

I try to be so nice
Compromise
Who gets it good?
Every mighty mild seventies child
Every mighty mild seventies child
Beats me

Do doo doo doo

Combat baby come back baby
Combat baby come back
Bye bye bye bye bye bye bye bye baby
Combat baby come back

How I miss your ranting
Do you miss my all time lows

par Glutte publié dans : Musique
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Mardi 24 juillet 2007
b0008968-2253717old.jpgQuel parfum. Que je n'ai pas retenu. J'éprouve maintenant le besoin inaltérable de le sentir à nouveau, posé là, encore, la tête sur les genoux, en n'osant pas te regarder en face - et ce n'est pas l'envie qui me faisait défaut - minant d'être concentré sur le film dont les images ne m'ont finalement qu'effleuré. Pendant ce temps, je batissais dans ma tête l'espoir d'un nouveau monde, un de plus. Mais celui là, j'espère avoir le droit d'y croire, d'accéder enfin à ce que j'avais perdu, et que tout s'arrange dans cet élan. Ce serait vraiment merveilleux, un retour vers la surface et peut-être même une nouvelle ascension, en fantasmant un peu, certes.

Mais surtout, tu me sembles complice, tu as déjà compris mon jeu. C'est grâce à cela que j'y crois.  Ca me rappelle la fois précédente, qui a été quelque chose de magique, ces petits stratagèmes enfantins à coups de rêves et de manigances diaboliques pour se découvrir l'un l'autre. Maintenant que tu te doutes de quelque chose sans reculer, je sais que je peux approcher.
Je veux te connaître davantage, je ne te demande que de venir, de te laisser bercer.

Ce que j'avance dans ces petits morceaux de délire me trahit beaucoup plus que je ne pensais finalement, en bien ou en mal. J'ai beau coder, cher lecteur, vous parvenez  tout de même à me voir à travers les caractères. Y penser me gave de fierté. C'est peut être un peu le but premier de ce lieu qui est en train d'être atteint : le Valium fait son effet progressivement, je me décharge en m'accrochant à vous, c'en est toute la puissance et tout l'intérêt de me confier, car je ne fais pas ça pour des prunes, même si ça me fait aussi plaisir. Si plus rien nouveau ne s'affiche ici dans quelques temps, c'est que je serai mort, ou que réellement, tout ira mieux. Que ce jour arrive bientôt.

Toujours est-il que je pense sans cesse à vous deux, avec anxiété certainement. Ce n'est pas le moment de m'attrister ni de me décevoir, puisque je vis enfin.  Que l'une m'attire au paradis, que l'autre nous y rejoigne.


Je crois que finalement, on a été aidés.
par Glutte publié dans : Valium
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Dimanche 22 juillet 2007
La fin du calvaire... Par pitié, je ne vois que ça.
par Glutte publié dans : Valium
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Dimanche 22 juillet 2007
Que de moments sains échangés. Dans le bleu-gris un peu palôt, mes yeux chassant les tiens. Les ondes magiques coulent, à la manière d'un ruisseau, derrière nos pavillons déployés. Parcouru de frissons, je ne vois rien de l'alentour épongé. Les petites lettres se déplacent sur le panneau de la chaîne, et les coussins sont de moins en moins palpables, on flotte. Quelles effluves merveilleuses, ponctuées par les clapotis des gouttes de pluie rafraîchissante dans le trou de lumière. Elles viennent effleurer la balustrade puis continuent leur course jusqu'en bas, pendant que nous parlons, rêveurs.

Je ne sais pas si je dois t'approcher davantage, si je dois te pousser. Je ne te connais pas et pourtant tu me fais déjà tant espérer de toi. J'aimerais avoir raison de croire qu'un jour nous pourrons un peu savoir qui nous sommes, nous mélanger sans crainte, dans ces doux moments ternaires où on ne se force pas à parler, puisque ça vient, puisqu'on le sait, que notre tête nous a abandonnés depuis longtemps.

BlueMotion-2005.JPG



Max Riggs - Blue Motion

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Dimanche 22 juillet 2007

 

par Glutte publié dans : Musique
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Dimanche 22 juillet 2007
Comme l'impression que c'est la première fois qu'autant d'êtres me donnent autant de leur temps. J'ai beau être indiscipliné, à vouloir paraître le plus différent possible, j'ai beau maltraiter, martiriser (non sans gène) les coeurs, ils reviennent me parler, ce que je leur avais prié, crié pendant des mois. Et c'est bien la plus grande des échappatoires que ce mouvement m'amène, celle que j'avais longtemps abandonné de trouver. J'aimerais tellement leur montrer que certains sont tout ce qu'il me reste, avancer davantage, trouver un nouveau voyage à faire.

Cette nuit j'ai rêvé qu'elle écrivait de grands poèmes sur des panneaux publicitaires, avec ses fautes d'orthographe caractéristiques, et qu'elle adoptait toujours et encore le même comportement de "oui mais non" si insupportable. Je l'ai vue changer, et maintenant je réalise vraiment, alors que je ne faisais qu'en douter, que la métamorphose avait commencé beaucoup plus tôt, échappant à mon regard hagard, bien trop occupé ailleurs. Je suis gêné, mais je crois que mes réactions sont normales, et qu'elle ne mérite que ce qu'elle ne m'a pas donné - c'est se prendre pour le jugement, mais je crois qu'il n'y a plus que ça à faire pour avancer : marchons sur le terrain des autres, soyons moches. La musique était trop violente, mais c'était un choix à faire plus tôt. Et maintenant elle devient tellement autre... C'en est presque effrayant. Surtout regrettable, j'ai l'impression de n'avoir servi à rien, l'illusion s'effondre, ça me fait sérieusement mal au coeur.
par Glutte publié dans : Valium
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Jeudi 19 juillet 2007

reullvallis.jpgC'est plus sentimentalement que je suis convaincu que l'être humain ne peut pas se contenter d'être un système. Une voiture a toujours un conducteur, et un ordinateur a toujours un utilisateur au bout du clavier. L'ordinateur n'a jamais accès ni à son utilité sur terre, ni au sens de son existence. Il sait qu'il peut aller à telle vitesse, calculer telles ou telle chose, mais il ne sait certainement pas à quoi ça va servir (construction de ponts, lettres de motivation sur word ou autre). Il sait afficher la lettre "A" mais il n'en connaît pas la signification. L'ordinateur, s'il est fabriqué avec certaines fonction pourra savoir tout ce qu'il a dans le ventre : mémoire, processeur et autres. Et même si on le programme pour qu'il comprenne comment fonctionne son processeur, il n'aura quand même pas accès à son sens. C'est un peu pareil si on découvrait comment fonctionne le cerveau, ce n'est qu'un outil de plus à nous mouvements sur terre, mais ça ne résoud pas notre raison d'être, notre utilité d'exister. En ça, toutes les parties du corps forment le corps, comme un scaphandrier plongé dans la réalité. Pour ce qui est de notre sens, ce n'est peut-être même pas un concept "d'utilité", c'est peut-être quelque chose de plus abstrait, d'inimaginable, puisqu'on n'a pas accès à notre sens. On ne comprendra donc jamais la clé : cette clé on l'appelle Dieu, l'âme ou autre chose. Et plus on cherchera, plus on s'éloignera de la solution.

 Le sens est détenu par quelque chose de supérieur : sur la machine et les objets créés par le vivant (dont par l'homme), le vivant est supérieur (dont l'homme). Sur la réalité, l'univers, le monde et sur le vivant, Dieu est supérieur. Et on pourrait même délirer en disant que Dieu a aussi son entité supérieure, un supra-Dieu, qui aurait lui même son entité supérieure etc... On peut aussi penser que Dieu est sa propre cause, solution retenue par la majorité des cartésiens et des kantiens.

 Donc par là, des questions débiles pour tenter, en vain, de comprendre notre sens : pourquoi l'humanité tend à vouloir survivre ? (bon il y a des suicidaires, mais dans l'ensemble on se reproduit, la population augmente) pourquoi a-t-on peur de mourir ? Ces questions sont valables pour toutes les formes de vies d'ailleurs. Toute bestiole a pour seule conviction de faire perdurer son espèce, de survivre, d'exister, tout simplement, sans savoir pourquoi.

par Glutte publié dans : Valium communauté : Communauté des Passionné(e)s
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Mercredi 18 juillet 2007
Saveur improbable pastèque et poivrons sur un creux de papilles. Bang Bang, je suis mort. Je m'oublie dans les caractères, je me noie dans les paroles douceureuses, dans le grésillement dans mon casque. J'ai chaud et mes mains sont aussi sèches que du papier de verre. Je n'ai pas touché aux cordes depuis quelques jours déjà. Je me remets à écrire brouillé comme il y a deux ans. Ca doit être la fatigue, et les différents évennements. L'air est moussu, comme une éponge qui aurait bu de l'eau chaude, et qu'on touche avec des mains sucraillées et collantes, par la même. Ce soir on enterre les étoiles. Pas pour longtemps je suppose, demain je mange !
par Glutte publié dans : Valium
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