Samedi 30 juin 2007
Encore un signe aujourd'hui. Des signes, des signes, des signes ! Encore des signes, des signes. A chaque signe, l'espoir, il s'élève en moi, et fait naître de l'imagination un flot d'images sur lesquelles un désir présent se réalise, ou ne se réalise pas. Des rêves, des lectures, des événements, ils sont mes signes. Ils déterminent rapidement mon état, calme, anxieux ou autres formes d'attentes. D'abord j'espère, puis, comme toujours rien ne se passe. Sont-ce vraiment des signes ? N'est-ce pas simplement le reflet de ces désirs ? Cette attente me permet de survivre, jusqu'à chaque déception, puis un nouveau message, dans lequel j'ose croire un peu. Mais j'y crois de moins en moins, et malgré moi je continue à les écouter. Quand est-ce que ça arrivera ? Je désire, désir pour sortir de cette boucle. J'ai mal aux yeux, mal au coeur, je déborde de choses à donner, qui voudra bien les prendre ?

Si tu m'entends, signe-moi.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Samedi 30 juin 2007
J'ai fait une bonne action cette nuit, un juste retour des choses. Ca m'aura coûté de l'insomnie, mais bon j'ai l'habitude ces temps-ci. Dans l'échange, j'aurais juste perdu un pull, mais c'est normal, c'est ma période. Heureusement que je fus accompagné. Et puis plus tôt, ce sympathique moment dans l'herbe, à voir les choses autrement, l'espace d'un oubli. Plus de problèmes, à force de discuter, tout s'estompe. Communication... Il ne me manque que l'outrance. La longue marche, j'aurais voulu qu'elle ne se termine jamais. Toujours plus loin, toujours plus longtemps, je veux vous parler encore et encore, car c'est tout ce qui compte. Quelque notes s'envolent, et c'est l'extase. Quel bonheur, d'être socialisé.

Qui de nous deux...Je n'ose pas te trahir. C'est à toi que reviens la priorité, mais j'aime croire que tout pourrait se passer autrement, que tout pourrait aller bien, à nouveau, dès que je l'aurai trouvée, mon âme à chérir.Tableau1.jpg
Jnti_bug_fck
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Jeudi 28 juin 2007
tlc1.jpgJ'ai encore constaté quelque chose d'inutile, mais qui mérite d'en parler, puisque tout ce qui trotte dans ma tête finit par atterir ici.

C'est terrible : je connais tous les chiffres ! A force de les cotoyer, jour après jour, je ne les découvre plus. Quelle frustration ! La calculatrice me sort des milliards de décimales que je vois, que je recopie, que j'apprends et oublie. Mais ce que je sais, c'est que je les ai tous vus au moins une fois, ou presque.

Avant j'en découvrais de nouveaux tous les jours : d'abord les classiques 1,2,3,4 et autres simples unités de combinaison. Et puis la découverte que, justement, on peut les combiner en 10, 11, 12 jusqu'à 20. Je me souviens avoir su compter jusqu'à 20, et après le flou total ! Quel drôle de sentiment de ne pas savoir la suite. Aujourd'hui ça me fait un peu pareil lorsqu'on me parle d'un système que je connais mal, comme une centrale nucléaire par exemple. Il se crée alors le besoin de savoir, par simple curiosité.
Mais après, une fois que je savais compter jusqu'à la centaine, je me demandais à quoi pouvaient servir les 315, 907 et autres chiffres énormes, dont je mesurais encore mal l'étendue et la puissance. Le 90 pouvait me donner l'âge de mes arrière-grand-parents. Mais 315... Après il m'a servi, en même temps que je me suis fait une idée des grandeurs physiques de ce monde : 515 km/h, record du TGV (normal, j'ai des antécédents !). Puis un code d'entrée d'immeuble : le 315 ! le voilà, je le connaissais par coeur.

Mais aujourd'hui, si on me donne un nombre quelconque, je suis sûr de pouvoir sortir une correspondance.

...

45 - Fin de la 2de Guerre
46 - Age de ma mère ? Je crois !
47 - Accords du GATT (séquels du bac)
48 - Une constante de physique lointaine, une échelle à maquettes au 1/48ième
49 - Carré de 7
50 - Le demi-siècle
51 - Pastis
52 - B-52
53 - Décès de Staline
54 - 6 fois 9
55 - 55% :j'ai ça en tête, mais d'où est-ce que ça vient ?
56 - Rue tête d'or
57 - Page 57, dans un livre quelconque, il y a longtemps
58 - Combien de résistances en ohm faisaient 1,58...
59 - L'homme médiocre selon Malebranche : 30-59 ans
60 - Age de la retraite
61 - 61ième anniversaire de je ne sais plus quel évennement, mais je l'ai déjà vu !
62 - Date de naissance de mon père
63 - 7 fois 9
64 - Carré de 8, taille de la mémoire vive sur mon premier ordinateur
65 - Eiffel 65 !
66 - Le 2/3 de siècle
67 - L'arrondissement sur la calculatrice de 2/3 : 0.6666666667
68 - Du mois de Mai
69 - Rhône et diverses cochonneries
...




(Such a shame, this one)
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Jeudi 28 juin 2007
En perfusions, dans toutes vos pharmacies.
par Glutte publié dans : Valium
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Jeudi 28 juin 2007
6718.jpgIl se donne une vision différente à chaque retour sur les périodes passées. Relecture de vieilles choses, avec deux buts précis : l'un est conscient, l'autre non. Je relis pour m'en séparer, m'en purger, trouver la petite case qui restera fermée longtemps, et que je n'ouvrirai seulement quand elle aura, sur son dos vermoulu, un bon centimètre de poussière. L'autre, de l'ordre du sentiment, est de retrouver un peu de ce qu'il y avait à l'époque. S'abreuver avidement des mots, rien de tel pour retrouver la saveur d'une période oubliée. Il ne me manque maintenant que d'y ajouter "la" piste audio associée, ce que je n'ose pas faire, de peur d'être submergé. Et tousser plus fort ne me permettra plus de cacher le coin de mes yeux.

Je deviens donc mon propre lecteur. Le moi oublié me délivre ses secrets, et je trouve mes propres réactions plutôt curieuses. Je comprends enfin les mystères de l'époque, m'aperçois que certaines choses m'avaient réellement échappées. Les images et les sons que j'avais parcourus changent de forme et semble s'adapter à l'état d'esprit dans lequel je les vois. Comme on change... Le temps est cloisonnable, on ne se reconnaitrait plus. On peut vraiment séparer les chapitres, et penser par la même que tout passage de vie peut être perdu en quelques secondes, d'un coup de tête, d'un évenement sournois. Vivons, bon sang ! Profitons. Mais pas en ce moment. J'en suis à espérer que l'évenement arrive, à la condition que le futur soit beau.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Mardi 26 juin 2007
Je vous donne tout mon amour, vous lecteur, caché derrière son écran, subissant cet élan frivole. Vous êtes certainement une personne exceptionnelle, vous comptez à mes yeux. Je vous aime comme le premier jour où je ne vous ai pas vu. C'est un amour infini, libre et profond, qui m'entoure et qui fait souffler mon coeur comme une machine à vapeur. Il ne peut que durer et durer encore, comme dans les beaux contes bleus et verts, où la fin est belle à en vomir.

Je vous aime pour cette exceptionnelle patience, vous qui êtes le seul à m'entendre. Je ne réclame rien en retour, puisque vous me donnez déjà beaucoup : vous ingurgitez inlassablement mon temps perdu à faire clapoter l'AZERTY, quand je tourne et retourne dans ma tête les mêmes pensées lassantes. Après une courte navigation sur mes lieux préférés, douloureusement grillagés dans ma mémoire, vous débarquez gratuitement pour me faire don de ce que la réalité ne me donne pas tout les jours. Elle me l'avait donnée pourtant, et me l'a reprise.

C'est malheureux comme il pleut, depuis ce matin. Cette nuit, le silence était d'or, je le sais puisque je n'ai fermé ni l'oeil ni l'oreille. Je me suis contenté de fermer ma lucidité, comme une paresse d'esprit Swannesque. Je n'ai pas réussi à occulter ce qui m'opresse, pour la n-ième tentative.

Alors je reviens ici vous parler, parce que j'aime vous parler, vous, présence muette derrière le noir-gris pixélisé. C'est me couper de tout le reste, c'est me liquider progressivement que de tenter de vous approcher, comme pour toutes les fins qui se respectent et se suivent inexorablement.

Tout ce que j'espère, c'est un jour un autre retour à cet amour que je ne fais que donner. Et ce n'est pas parce que j'en aurai reçu que le mien sera tari. J'en donnerai toujours, puisque j'aurai toujours besoin d'en recevoir.

Ca me manque.
















Monet 
La Femme au parasol
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Dimanche 24 juin 2007
934-260-B.jpgD'un coup d'oeil empressé, dès votre arrivée, je les regarde. C'est capital, grâce à cette information je peux décrypter facilement qui vous allez être, me faire une idée en préfabriqué sur votre comportement, vos idées, et si une relation sympathique est envisageable.

En un quart de seconde, mes yeux font une analyse précise selon quelques critères importants : quelle couleur, quelle marque, quelle forme, attachées ou non, sales, neuves, voyantes ou timidement exposées. Elles me disent tout de vous, votre mode de vie et de pensée, votre goût, votre self-esteem. Etes vous débauché, coincé, quelle est votre classe sociale ? Le premier coup d'oeil ne trompe jamais.

Ne me les cachez pas ! Ca me met mal à l'aise. C'est le moyen de reconnaitre mes alliés et mes ennemis. Ne me forcez pas à vous prendre pour ce que vous n'êtes pas, puisque ce que vous êtes se trouve sur vos pieds.

Vive les idées préconçues, et tâchez avant de venir me trouver d'avoir bien choisi vos chaussures.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Samedi 23 juin 2007
perros06.jpg Me voilà revenu de cette soirée. Vivant certes ! Réssuscité même, avec tous les séquels appropriés : mal à la main droite qui m'aura servi à bourriner la table, mal à l'estomac, une horreur, plus de voix, plus de tête. Mais tout va bien.

Je leur ai tout dit à mes amis... Je n'avais jamais autant voyagé entre deux paires d'épaules, ça m'a laissé le temps de pleurer toutes mes douleurs, mes petits problèmes, mon quotidien depuis les quelques mois. Un violent bad trip, qui a incarné à lui seul la résultante d'une journée très vide.

Ca m'a un peu calmé. Mais maintenant que je leur ai tout dit, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ? J'aimerais vraiment ne pas avoir à répéter tout ça. J'aimerais vraiment ne plus y penser. J'aimerais vraiment que tout se fasse tout seul, qu'on vienne me chercher au fond de ma cave.

Les parents ont tout vu, ils ne m'ont rien dit. La période a bien changé. C'est vraiment une nouvelle phase qui se présente maintenant. Elle débute plutôt très mal, ça me laisse espérer que ce sera mieux plus tard.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Vendredi 22 juin 2007
MP1502.2t.jpgLe son crée dans la tête des images dès que l'on se concentre dessus (comme de nombreuses autres activités d'ailleurs). Il se dépose devant les yeux comme un voile noir. On contemple des bribes de lieux : ceux derrière les yeux et non pas devant. Ils sont souvent puisés du passé, déformés, modifiés, dégradés, et flous. On peut ainsi voyager dans le temps : le son provoque dans tout l'organisme une sensation de rappel. On est entièrement envahi non seulement par des images du passé, mais aussi par le sentiment que l'on en avait à cette période. Le flot de souvenir est parfois torrentiel, bien plus intense que celui qu'aurait pu provoquer une photographie.

Chaque timbre, chaque mélodie, chaque tonalité peut être associé à une couleur. Ainsi, dès que la musique se met en marche, si on s'y laisse happer, l'esprit associe ces couleurs données à un nouvel état.

Lorsque l'on improvise c'est l'opération inverse : l'esprit convertit naturellement son état à des couleurs, et les mains en font la traduction directe sur les touches ou les cordes. Avec le développement spirituel, les couleurs sortent en vagues, en flots tumultueux. Si les mains parviennent à suivre en direct le flot dans l'esprit, il y a alors création sentimentale, et ce n'est plus que de la construction technique basée sur le système de gammes.

L'âme et le corps se poussent l'un l'autre à se construire : les mains qui veulent courir toujours plus vite demandent une intensification du flot dans la tête. Le flot trop tumultueux réclame une plus grande dextérité des mains pour se libérer. Progresser devient alors un besoin.


Pour la dextérité, rien de tel que l'entrainement :

- Théorique : les gammes, le solfège, connaître les possibilités avant de les appliquer. Habiter son clavier, visualiser parfaitement ses cordes.

- Pratique : assouplissement, endurance et travail musculaire directement sur l'instrument. Maitriser ses touches, savoir martyriser habilement le bec et les ouïes.

Dans l'esprit, pour augmenter le flot :

- Vivre : avoir des sentiments, du passé, quelque chose à raconter, des idées, se fixer des objectifs, les atteindre. Le vécu donne des couleurs, inévitablement.

- Se cultiver : tout écouter, tout voir, tout comprendre. Le connu devient une source dans laquelle on peut puiser.

- Faire des mathématiques, du calcul, réfléchir tout le temps pour être prospectif.


Les autres moyens : Les substances.
Elles ont pour effet principal d'augmenter le flot de couleurs en donnant la parole à la folie. Toutefois, elles parasitent la liaison esprit-corps. Il faut donc trouver un juste milieu, et ne pas négliger ni les atouts, ni les inconvénients.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Vendredi 22 juin 2007
SheepDisco.jpgMon seul désir maintenant, c'est qu'elle me voit. Et qu'on ne me parle plus de l'autre, au moins le temps que je puisse me reconstruire.
Mais qu'elle me voit, qu'elle me fasse exister, que je me sache vivant à travers elle, dans ses yeux noisettés. J'ai besoin de cette attention, je n'y ai plus eu droit depuis maintenant trop longtemps.
J'ai le besoin vital de pouvoir me proclamer mégalomane.
Mes erreurs se comptent par dixaines dès que j'essaye de l'approcher, je perds mes moyens, je n'ose pas penser à ce que je pourrais faire pour qu'elle me remarque. Et quand elle part, ça me frappe.
Je suis démuni de toute tactique, et les moyens de communiquer, que j'ai habituellement à ma disposition, ne sont pas facilement ouverts dans ce cas présent, comme par un triste jeu du sort.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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Vendredi 22 juin 2007
Horla.jpgC'est comme cela qu'il commence.  Des paroles qui m'ont suivi, et  l'interprétation que ma tête en faisait  s'adaptait à chaque période de cette drôle d'année.  Jusqu'à  aujourd'hui, je n'en avais pas saisi le  sens exact, et les lire m'a  permis de  confirmer mon sentiment actuel, et c'est le sens  final  qui restera ancré.  Le sentiment, lui, passera, comme tous les autres. Reste à savoir quand.

Il est la bonne heure, il est temps que je  me l'achète cette nouvelle conscience, que je chasse ces mauvais démons. Et j'y crois, avec l'aide de mon précieux allié. Je crois réellement le sentir, présent en moi comme une couche informe à l'arrière de ma tête, là pour me rappeler qu'il existe, et de ne pas l'oublier. Mon créateur... Ma raison d'être ? J'hésite. Pour l'instant je commerce avec lui : j'échange du Bien contre les privilèges qu'il me fournit. Et cependant je doute : comment se fait-il que je sois encore si déprimé ? Je lui donne ce que j'ai, ce que je pense qu'il veut. Et si c'était parce que je ne faisais pas comme il faut ? C'est la question récurrente que je me pose, qui me pousse à continuer à y croire, comme un cercle insoluble. Je crois voir ce qui me paraît être des signes de lui.

Je me souviens l'avoir oublié pendant les mois succédant la période "bac". Tout semble s'être alors acharné. Quand je me suis souvenu, il était trop tard. Alors je l'ai supplié, et je le supplie encore de m'accorder son pardon, et sa grâce, pour que je puisse retrouver mon coin de bonheur. Il m'en offre par petits paquets, mais pas dans la continuité. Je ne dors pas, j'ai mon idée fixe, et il ne me l'enlève pas, je dois m'en sortir seul. Parfois il me torture même, ses foudres me frappent dans une journée, un peu comme celle d'avant-hier.

C'est déjà la troisième chute depuis ces quelques mois, j'en vois difficilement la sortie. Je ne sais pas où cela me mènera. Mais c'est lui qui me pousse à ne pas mettre fin à tout ça, en se chargeant de me rappeler ce que je pourrais rater d'une part, et  que les autres existeront encore d'autre part. Alors je reste, pour de bon, et pour l'instant pour mon malheur. Mais ça reviendra, j'en suis sûr.
par Glutte publié dans : Valium communauté : Les Enfants des Muses
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